Vous voulez des nouvelles de la Clairotte? Tout le monde s'en fout un peu je pense, de ce blog foutraque déserté depuis longtemps. Il s’en est passé tant et tant de choses dans ma petite vie depuis mon dernier billet. Un inventaire serait peut-être mieux adapté à la situation.

En tous cas, pas de recette aujourd’hui, juste une sorte de compte rendu de ces derniers mois riches en événements en tout genre.

L’été a été chaud. On a commencé à couler la dalle de mon futur laboratoire. Un bien grand mot pour un mignon chalet en bois, un peu incongru, planté dans le jardin au soleil levant. J’ai tiré une dalle, oui, moi, accroupie les pieds dans le béton, et ma foi, je ne m’en suis pas trop mal sortie, toute modestie mise à part.

Ensuite, le chalet est sorti de terre, puis il a été isolé, traité, équipé. La climatisation, dernière touche obligatoire, sera installée la semaine prochaine. Les bouteilles de gaz à elles seules ont mobilisé l’homme de la maison au moins 15 jours. Il leur a fabriqué une maisonnette avec toit ouvrant, porte capitonnée, murs isolés etc. et même un joli plancher. Bref, il ne me reste plus qu’à déménager tout mon matos dans mes dépendances.

 Entre temps, les commandes ont commencé à affluer. Un article dithyrambique de Caroline a déclenché des commandes en pagaïe. En parallèle je préparais activement la Comédie de l’Artisanat (sorte de salon en plein air en plein cœur de Montpellier) et je participais à une foodbox. Fiasco total la foodbox, la mmmbox, aucune retombée, absolument aucune. Alors que l’article de Caroline donnait envie à tout le monde de goûter mes pralines. Je ne regrette pas, cela m’a permis de me rendre compte de quoi j’étais capable. Mais je ne le conseille à personne.

 J’ai cru ensuite que j’allais me reposer un peu. Mais non. Je ne sais pas trop ce que j’ai fait depuis, mais j’en arrive à quelques jours de Noël en travaillant 18h par jour. Je me lève à 6h (parfois même encore plus tôt) et je m’écroule comme une masse sur le coup de minuit. Je fabrique des centaines de kilos de pralines, j’emballe des milliers de sachets, j’accepte des commandes, je fournis des sachets pour des cadeaux d’entreprises, je fais des animations dans des boutiques, dans des CE, je tiens mon stand sur les marchés de Noël de la région. Je n’ai qu’une hâte : prendre le train pour Paris, aller rejoindre ma belle-mère pour enfin me reposer. Et surtout reposer mes mains qui me font hurler de douleur. Je me réveille la nuit tant j’ai mal.  

Qui aurait cru l’année dernière à cette époque que je serais maintenant cheffe d’entreprise ? Personne n’aurait misé un rond sur mes cacahuètes ! Pas même moi !! ce qui était presque un jeu est devenu une vraie entreprise. Qui marche. Je viens de boucler un gros contrat. Plus de 2000 sachets commandés par un gros CE de la ville. Heureusement que ma mère est venue m’aider. Ainsi que des copines trop sympas, qui ont pris sur leur temps pour coller, découper, emballer, nouer, livrer, me faire des courses, poster mes colis etc. 

Aujourd'hui, nous sommes le 12/12/12 et mon fils a 23 ans...

Plus on vieillit plus le temps passe vite. Plus de temps à perdre. Je retourne en cuisine! A plus tard les amis.