Le blog plouc de Clairotte

06 mars 2014

Il était une fois une recette de foie

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Restriction budgétaire ou alimentation diversifiée? Ou encore un vague souvenir diététique qui dit que le foie est bon pour la santé? Toujours est-il que ce soir j'avais décidé de cuisiner des foies de volaille. J'avais également décidé que cela devait être bon. Même très bon. Alors nous sommes entrés en cuisine. Sitôt l'homme de la maison revenu de la ville où il gagne notre vie à la sueur de son (vieux) front, je l'ai embauché un peu à la sauvette. J'avais une vague idée de sauce pour les foies.  Tu pourrais m'éplucher un oignon ? Il a ensuite demandé s'il devait l'émincer. Et nous voilà partis en improvisation. Je savais à peu près où je voulais arriver mais j'ai fait gaffe de laisser aussi sa créativité se révéler. Voire se réveiller. Donc les foies et l'oignon ont doré dans un peu de beurre. Et là, chacun son tour a proposé un ingrédient. Et on a gagné tous les deux ;)
J'ai saupoudré de farine, il a mélangé. Il a tiré un verre de vin rouge bio, celui de mon jeune pote Guillaume, je l'ai versé dans la casserole. On a ajouté une boîte de tomates concassées. Du sel bien sûr et des épices orientales de chez monsieur Ducr°s. J'ai suggéré du miel, lui du citron. Là, on a procédé comme on le fait souvent pour éviter les grosses erreurs culinaires : on prélève un peu de sauce et on fait un mélange à part. Et on goûte. Et on donne notre avis. C'est là que la diplomatie entre en jeu. Sur ce coup-là on a eu du bol, j'ai accepté son citron, je l'ai même pressé, il a dit oui à mon miel (c'était pas gagné, c'est moi qui suis petite-fille d'apiculteur, pas lui, moi j'en collerais bien partout du miel). A un moment, je ne sais plus trop quand, j'ai retiré les foies de la sauce (comme une andouille, je les avais coupés plutôt petits, du coup, je me suis amusée à tous les repêcher) et j'ai donné un coup de mixeur plongeant, pour obtenir une sauce plus lisse. Et comme on a une coriandre magnifique dans le jardin, on en a ajouté un gros bouquet (il est allé la cueillir, l'a lavée, je l'ai hachée au couteau), on a bien rectifié le sel et j'ai accepté son piment fort. (trèèès fort)

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Résultat de cette cuisine collégiale? Une merveille. On avait un reste de cappellini, des mini spaghetti, hein Baptistin? et cela s'est avéré délicieux. On a aussi fait cuire un peu de riz car j'ai fini par l'avoir mon rice cooker ! On n'a pas réussi à déterminer si c'est meilleur avec les pâtes ou avec le riz. Je suppose qu'avec les bonnes patates que ma mère nous rapporte de sa campagne iséroise ce serait très bon aussi.
Vous pouvez constater sur les (magnifiques) photos (pas floues du tout) qu'il y a du vert dans l'assiette. Oui, j'aime le riz avec les petits pois (surgelés) et aussi j'avais acheté chez mon primeur préféré (coucou ma belle Marjory) des épinards. Mon endocrino qui soigne mon diabète m'a dit que pour faire baisser le taux de sucre dans le sang je devais toujours accompagner mes glucides de fibres. Quoi de mieux que ces merveilleux épinards (juste tombés dans la casserole) mélangés au riz ou aux pâtes? 

Bref, je suis revenue des courses avec un boîte en plastique contenant quatre foies de volaille et nous avons fait un repas de rois. Comme tout a été fait au pif et en temps réel, j'espère que je n'ai rien oublié dans la rédaction de cette recette...
Et je n'ai pas non plus oublié de faire des (moches) photos ! Bon appétit les chéris!

...et une petite dernière pour la route

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Où l'on va croiser une bûche de Noël (hors saison, OK!)

Déstructurée la bûche.

Ca a commencé avec une idée très précise de bûche marron chocolat. Sur fond de dacquoise. J'adore la dacquoise. J'en ai fait une fois il y a bien longtemps. Dans mon souvenir, elle était réussie. Celle de cette année est bonne au goût mais je pense par ailleurs qu'elle est parfaitement ... ratée d'un point de vue esthétique. Cette bûche, je l'ai en tête depuis quelques semaines déjà. Je la vois. Une tranche de dacquoise, une couche de mousse au chocolat, une autre tranche de dacquoise une couche de mousse de marron, la fin est plutôt floue dans ma tête, mais c'est déjà bien parti.


A l'arrivée, ce n'est plus une bûche. Finalement, pourquoi suivre la tradition de la bûche? Le chéri me dit que ça ne tiendra jamais puisque je refuse la gélatine. Je n'arrive pas à m'en servir (de la gélatine). J'en ai acheté avec de bonnes intentions et je ne l'ai encore jamais utilisée. Je n'aime pas les mousses à la gélatine. C'est un truc qui aide les préparations à tenir. Mais je n'aime pas la consistance que cela donne aux desserts. C'est joli, ça tient bien, mais c'est pô bon. Donc devant le manque de confiance de mon entourage, l'idée m'est venue, alors que j'étais au téléphone avec Lavender qui me dit " Mais alors, si ça se casse la gueule, tu vas faire nous servir quoi en dessert?" Elle l'a probablement dit de façon un peu plus élégante. J'ai cependant trouvé un peu suspecte cette inquiétude, vu qu'en général, elle préfère largement le salé au sucré. Soit. Alors je lui ai répondu : "Je vais la déstructurer ma bûche. Je vais en faire des verrines". Et voilà. Le tour est joué. Comme bien entendu je n'ai pas réussi à remettre la main sur mes verrines obligeamment offertes par mon gendre il y a déjà quelques années, et pourtant je les ai utilisées y a pas très longtemps il me semble, bref, j'ai dû encore trouver une solution de secours. J'avoue ne pas avoir cherché trop violemment. D'abord c'était le soir et je commençais à fatiguer, ensuite dans mon souvenir je n'en avais que six et nous allions être au moins neuf le lendemain. Alors j'ai pris des verres. Dépareillés les verres. Normal, pour une bûche déstructurée. En fait je n'ai pas neuf verres identiques. Tout comme ce jour-là je serai également infoutue de présenter neuf assiettes identiques à mes invités. Et le soir nous serons dix. Ce sera encore plus dépareillé. Les seules choses qui seront identiques et en nombre suffisant seront... les serviettes en papier. Je l'avoue humblement, pas de jolie table chez moi. La nappe est propre (enfin, en général). La vaisselle aussi. Mais j'ai un gros complexe au niveau de la vaisselle. Quand je suis invitée et que je mange dans de la jolie vaisselle (toujours, en fait) ben je n'ose pas rendre l'invitation. J'ai honte quoi.
Mais revenons à mes verrines. On en a fait une à tester. Et le test est concluant. A part BM qui n'a même pas daigné la goûter. J'ai je l'avoue du mal à comprendre cette non curiosité pour un truc a priori bon. Je ne lui demandais pas d'en manger la moitié, non, juste d'y tremper ses lèvres, de me faire plaisir en goûtant. Qu'elle ne vienne pas se plaindre que sa belle-fille l'envoie chier un peu trop violemment, fallait pas me vexer cocotte. La Clairotte, elle est chatouilleuse dans sa cuisine.
Mais l'autre, faut toujours qu'elle commence à tordre le nez. Ensuite elle se détend. Fallait la voir devant mon gigot de 7h. Heureusement que ça embaumait et qu'au final c'était trop bon. Et qu'elle ne s'est pas privée. Mais dès qu'on sort un peu de sa côte de porc/patates et de sa soupe en briquette, aïe, aïe, aïe! "C'est pas mauvais" dit-elle, j't'en foutrais des "c'est pas mauvais", l'art de la litote en cuisine, c'est pas mon truc.
D'autant que depuis quelques jours, on se rattrape. Après un régime forcé sans résidus pour l'homme, il a de nouveau droit à toutes les bonnes nourritures terrestres, alors, profitons-en !


Désolée mes chatons (ouais, j'ai vu ça sur certains blog, les nanas elles appellent leurs lecteurs mes chatons, ou mes pingouins ou que sais-je encore) je viens de retrouver ce texte dans les limbes de mon ordinateur. J'ai dû le pondre au moment de Noël qui chez nous a été fêté plusieurs fois, comme chez beaucoup de gens j'imagine. Donc je vous le sers avec du retard mais le retard en recettes, ben on s'en fiche un peu. Y a pas de photos, pardon, mais la bûche déstructurée, elle a disparu depuis bien longtemps dans les égoûts de la ville... et personne n'a songé je pense à l'immortaliser. Je vous la décris, tiens, chuis brave : On ferme les yeux et on imagine dans un verre à pied : une couche marron foncée, une couche marron clair, un truc non identifié marron aussi (mais différent le marron, hein, faut pas déconner, c'est un bout de dacquoise qui se balade) encore un peu de marron puis de l'autre marron. C'est beau non??!! Et je ne me souviens même plus si par dessus j'ai terminé par une couche blanche de chantilly maison. Après réflexion, je crois que non. Et aussi pour les difficiles, je me souviens que j'ai fait des verrines tout chocolat et d'autres tout marron.
A bientôt les petits loups, je peux vous annoncer sous les vivats qu'un article est en préparation. Baptistin l'a imploré, Danielle aussi, et ce soir nous venons de cuisiner un truc improbable et délicieux avec le chéri. Me reste à vous raconter cette histoire de foie.

Je vous laisse j'ai un sanglier sur le feu...

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31 octobre 2013

Où je retourne en cuisine


Welcome back les amis

bienvenue blog83

 Modèle de Marie Suarez, ou le patchwork comme thérapie (réussie!)

A quoi ça tient, parfois...

A rien, à pas grand chose.
Et l'envie revient, l'envie est là, irrépressible, les doigts démangent, vraiment, les fourmis grouillent et les mots sortent du clavier pour atterrir sur le blog, le blog oublié. Les mots ne m'ont jamais quittée, mais ils tombaient dans mon jardin privé. De nouveau l'envie revient, de les partager avec quelques amis toujours là, tapis derrière l'écran, prêts à les accueillir. C'est aussi l'occasion de vous dire merci à tous d'être là. Je vous le dis souvent au quotidien. Et aujourd'hui je vais vous raconter ma chorba, ma première vraie chorba.

J'aime la soupe, toutes les soupes. Les soupes qui réchauffent le corps et l'âme. Hier j'avais envie de chorba. La première fois que j'en ai mangé c'était chez la mère de mon amie Dalila, il y a plus de trente ans. Et depuis je cherche ce goût. Je l'ai approché mais jamais retrouvé. Mon amie N. s'est un jour blessée à la main au moment du Ramadan. Je l'ai donc aidée à préparer quelques repas. Et j'ai réalisé une super chorba sous sa haute direction. Ce qui a motivé cette soupe, outre l'envie de retrouver ce goût lointain, c'est la présence aussi inopinée qu'inespérée de coriandre dans le jardin. En trente ans, nous avons tenté de nombreuses expériences de jardinage la plupart du temps vouées à l'échec, et c'est rien de le dire. Je l'ai déjà conté dans ces pages. La culture de tomates qui nous reviennent très cher en eau et en travail pour un résultat plus que décevant. Un petit pot de coriandre planté au printemps a fourni quelques brins fragiles, vite utilisés en salade de tomates. La coriandre, persil chinois ou persil arabe, j'adore. C'est peut-être bien sa rareté et sa fragilité qui me font l'aimer. Si j'en suis envahie un jour, je la délaisserai probablement, va savoir, les profondeurs de mon inconscient sont insondables. J'ai constaté dernièrement qu'au milieu des mauvaises herbes et d'un liseron envahissant mon pied de coriandre se développait. Et que même il avait prospéré et fait des petits. Donc, je décide de faire une chorba.
Du sauté d'agneau bien maigre coupé en petits (vraiment tout petits) morceaux est allé se faire dorer dans la gamelle. Une jolie gamelle toute neuve, j'ai des réserves de ce genre d'ustensiles, prévus à l'origine pour y cuire des pralines et recyclés pour la cuisine familiale. Quelques oignons, coupés petit aussi, ont joyeusement rejoint la viande. Ensuite, les légumes sont un peu laissé au goût de chacun. En ce qui me concerne j'ai également utilisé : des carottes, des courgettes, une grosse branche de céleri (feuilles et tige, j'adore le céleri, celui-ci tout frais était bien jaune et le reste sera croqué en salade, j'en salive déjà) et des tomates fraîches (j'aurais bien mis une boîte, ainsi que du concentré pour la couleur mais je n'en avais plus).

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N. y met des févettes (un régal) ou des pretits pois, j'en manquais aussi. Il se trouve que la veille j'avais fait cuire un poulet fermier trop trop bon (selon Pierre) et que j'avais gardé la carcasse et les déchets pour en faire un bouillon.

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(c'est un peu dégueu cette image quand même, je vous l'accorde !! mais c'est vachement bon alors...)

J'ai donc mouillé ma soupe avec de l'eau mais également avec ce bouillon de poulet bien parfumé. Et ça a mijoté le temps nécessaire. Disons que je me brûle régulièrement car je goûte pour vérifier la cuisson. Et l'assaisonnement. Parce que oui, j'ai oublié d'en parler de l'assaisonnement mais cette soupe sans épices, ça ne vaut rien. D'abord on sale, c'est sûr. Ensuite, ça dépend un peu de ce qu'on a dans le placard. Du raz el hanout. Qui est un mélange a priori propre à chaque épicier m'a-t-on dit. Je veux bien le croire. Ce mélange contient du curcuma, du cumin, de la coriandre et des tas d'autres épices. Moi j'ai ajouté du gingembre, du curcuma et une poudre qui sentait bon dans ma boîte à épice sans nom ni étiquette. Quand ça me va je coupe le gaz.

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Nous nous retrouvons donc avec plusieurs litres de soupe odorante et parfumée. Pour la déguster, on y ajoute dans l'assiette ou le bol (surtout pas pendant la cuisson) un filet de citron frais et de la coriandre hachée grossièrement. Le chéri s'est resservi hier soir c'est vous dire si c'était bon. En même temps, y avait rien d'autre à manger ...
Allez, je m'occupe des photos et je vous sers un bol de soupe. A bientôt.

Edit : j'ai oublié les vermicelles ! Prélever la quantité voulue de chorba et la refaire cuire et bloubloutter 3 minutes avec une grosse pincée de cheveux d'ange par personne.
Personnellement je ne suis pas une grande fan de pâtes dans la soupe. Mais là, si je ne les mets pas, ma copine N va me tuer !

On en mange midi et soir depuis deux jours et on ne s'en lasse pas.

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photo faite à l'instant avec mon téléphone, pas terrible, mais c'est normal !

 

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30 octobre 2013

où il sera question de bonheur, mais aussi de grosses misères, et aussi d'inventaire

Bientôt un an que je n'ai pas remis les pieds dans cette maison que pourtant j'aime bien. Dire qu'il s'est passé des choses dans ma vie serait un euphémisme. Je m'en vais vous offrir (si vous voulez de ce cadeau, en est-ce un d'ailleurs?) un petit inventaire de saison, histoire de ne pas passer inutilement de ce temps si précieux sur un passé que, somme toute, il vaut mieux oublier au plus vite.
Allons-y !
Inventaire chronologique d'automne, 2013 (millésimons, une fois n'est pas coutume et quand mes mots seront inscrits là pour la postérité, cela permettra à mes nombreux lecteurs de se retrouver moins perdu dans ma trépidante vie) (chronologique, c'est un vœu pieux. Chrono, peut-être, logique, quand on me connaît, c'est un doux rêve, quoi que...)

Un réveillon inattendu,
un réveillon réussi,
des pralines envahissantes,
des rencontres, encore et toujours
des rencontres oh combien sympathiques
des projets plein la tête,
des mélanges surprenants,
des nuits si courtes,
le bonheur au quotidien,
la passion assouvie
la chute brutale
un courrier recommandé,
le rire d'abord, la peur ensuite
des accusations sauvages
une amie en danger,
un procès mensonger
des voisins pourris,
un enthousiasme qui s'éteint
les larmes au rendez-vous
le découragement
des ruches sympathiques
des artisans formidables
des copines rigolotes
des journées interminables
de l'ouvrage sur le métier
mille fois répétés
une confrontation violente
une décision irréversible
un dernier marché
du soleil et des nuages
la fin des pralines
la fin de la passion
une chaleur torride
une amie agonisante
sa souffrance insuportable
puis sa libération
un patchwork salvateur
des couleurs et des tissus
des fils et des envies
des projets à venir
un voyage à Bruxelles
des discussions constructives
des retours inattendus,
des revirements inespérés
une farce paysanne
de l'ami si fidèle
et encore un couperet
un crabe qui repointe son nez
au sens figuré
une souris bien effrontée
au sens propre
une nouvelle lectrice
et l'envie revenue
l'envie d'écrire ici
pour le plaisir
du temps retrouvé

 

 

 

 

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12 décembre 2012

Où je fais une discrète incursion

Vous voulez des nouvelles de la Clairotte? Tout le monde s'en fout un peu je pense, de ce blog foutraque déserté depuis longtemps. Il s’en est passé tant et tant de choses dans ma petite vie depuis mon dernier billet. Un inventaire serait peut-être mieux adapté à la situation.

En tous cas, pas de recette aujourd’hui, juste une sorte de compte rendu de ces derniers mois riches en événements en tout genre.

L’été a été chaud. On a commencé à couler la dalle de mon futur laboratoire. Un bien grand mot pour un mignon chalet en bois, un peu incongru, planté dans le jardin au soleil levant. J’ai tiré une dalle, oui, moi, accroupie les pieds dans le béton, et ma foi, je ne m’en suis pas trop mal sortie, toute modestie mise à part.

Ensuite, le chalet est sorti de terre, puis il a été isolé, traité, équipé. La climatisation, dernière touche obligatoire, sera installée la semaine prochaine. Les bouteilles de gaz à elles seules ont mobilisé l’homme de la maison au moins 15 jours. Il leur a fabriqué une maisonnette avec toit ouvrant, porte capitonnée, murs isolés etc. et même un joli plancher. Bref, il ne me reste plus qu’à déménager tout mon matos dans mes dépendances.

 Entre temps, les commandes ont commencé à affluer. Un article dithyrambique de Caroline a déclenché des commandes en pagaïe. En parallèle je préparais activement la Comédie de l’Artisanat (sorte de salon en plein air en plein cœur de Montpellier) et je participais à une foodbox. Fiasco total la foodbox, la mmmbox, aucune retombée, absolument aucune. Alors que l’article de Caroline donnait envie à tout le monde de goûter mes pralines. Je ne regrette pas, cela m’a permis de me rendre compte de quoi j’étais capable. Mais je ne le conseille à personne.

 J’ai cru ensuite que j’allais me reposer un peu. Mais non. Je ne sais pas trop ce que j’ai fait depuis, mais j’en arrive à quelques jours de Noël en travaillant 18h par jour. Je me lève à 6h (parfois même encore plus tôt) et je m’écroule comme une masse sur le coup de minuit. Je fabrique des centaines de kilos de pralines, j’emballe des milliers de sachets, j’accepte des commandes, je fournis des sachets pour des cadeaux d’entreprises, je fais des animations dans des boutiques, dans des CE, je tiens mon stand sur les marchés de Noël de la région. Je n’ai qu’une hâte : prendre le train pour Paris, aller rejoindre ma belle-mère pour enfin me reposer. Et surtout reposer mes mains qui me font hurler de douleur. Je me réveille la nuit tant j’ai mal.  

Qui aurait cru l’année dernière à cette époque que je serais maintenant cheffe d’entreprise ? Personne n’aurait misé un rond sur mes cacahuètes ! Pas même moi !! ce qui était presque un jeu est devenu une vraie entreprise. Qui marche. Je viens de boucler un gros contrat. Plus de 2000 sachets commandés par un gros CE de la ville. Heureusement que ma mère est venue m’aider. Ainsi que des copines trop sympas, qui ont pris sur leur temps pour coller, découper, emballer, nouer, livrer, me faire des courses, poster mes colis etc. 

Aujourd'hui, nous sommes le 12/12/12 et mon fils a 23 ans...

Plus on vieillit plus le temps passe vite. Plus de temps à perdre. Je retourne en cuisine! A plus tard les amis.

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27 juillet 2012

Inventaire d'été

amandes piment

Un projet qui prend forme,
Du caramel à gogo,
Des craintes qui surgissent,
Des décisions à prendre,
Un marché réussi et un marché loupé,
Un voyage à Bali,
Un départ à Bordeaux,
Un essai transformé et un contrat signé,
Une démission raisonnée,
Une formation accélérée,
Des rencontres fortuites,
Un film en solitaire,
Des croix abandonnées,
Des amitiés testées,
Une amie éprouvée,
Une Nikki découverte,
Des grâces grasses aquarellées,
Des crétins quotidiens,
Une amie envolée,
Un cabanon prévu,
Un transfert réussi,
Des photos magnifiées,
Une complicité constante,
Jouissance idéale,
Des projets familiaux,
Une page Facebook et un site caramélisé,
Des enfants suporters,
Des examens réussis,
Du plasma amical,
Une clairière musicale,
Une salle réjouie,
Des faux-ongles tombés,
Une couleur abandonnée,
Des cours d'aquarelle,
Des dessins improbables,
Une tortue consolatrice,
Une marine colorée,
Une Renée gourmande,
Des croquettes hollandaises,
Une animation biologique,
Des comités accueillants,
La joie retrouvée,
Des projets infinis,
Des petits pas hésitants,
Une petite soeur perdue,
Une commande soldée,
Des souvenirs douloureux,
Un présent heureux,
Des souffrances enfouies,
L'avenir qui sourit,
La banane au rendez-vous,
Des accompagnatrices bienveillantes,
Un hautbois diabolique,
Une flûte héritée,
Un costume trop petit,
Du gras qui déborde,
Des pralines poudrées,
Du piment apprécié,
Une dalle coulée,
La peau brûlée par le ciment,
La chaleur étouffante,
Une soirée conviviale,
Des amis émouvants,
Des larmes envolées,
Un bloggueur amical,
Une soeur américaine,
Des cadeaux attendus,
Des commandes en abondance
Une reconnaissance inespérée,
Une banderole offerte,
Des cadeaux d'adieu,
Un discours aviné,
Des moules avariées,
Et un raton laveur.

 

 

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09 avril 2012

Où je vous offre une omelette aux restes

Rien de plus bête qu'une omelette n'est-ce pas? Ce n'est même pas la peine d'avoir de très bons oeufs. Je ne savais pas trop quoi manger ce midi, on avait pas cusiné ce week-end vu qu'on avait des tonnes de restes, du coup, ben c'était un peu le désert dans le frigo. Mais dans la semaine, ces deux dernières semaines même, cela avait été faste dans nos assiettes... rizotto aux cèpes, choucroute, tartiflette, poisson à la moutarde et sa semoule parfumée, soupe à la courge et au céléri rave, que sais-je encore? Camille, j'ai voulu lui en mettre plein la vue, mais elle, elle peut manger tout ce qu'elle veut, on ne voit rien... le gras s'accroche à moi, pas à elle... c'est pas juste, c'est tout.
Ce week-end on avait tout fini, j'ai même dû jeter 2/3 bricoles qui avaient commencé à frisotter blanc et vert.
J'allais donc m'attabler avec des chips de maïs qui traînaient au fond d'un paquet depuis l'anniversaire de Camille la semaine dernière, prête à les tremper dans un fond un peu noirci de confit de tomates quand l'illumination m'est apparue! J'ai vaguement écrasé les chips au fond d'un saladier, j'ai cassé des oeufs par-dessus, et j'y ai ajouté vous vous en doutez... mon reste de confit de tomates, on est obsessionnelle ou on ne l'est pas, je m'assume. J'ai réussi cette belle omelette bien soufflée qui s'est avérée délicieuse. J'en ai à peine mangé, l'intérêt c'est davantage de cuisiner que de manger parfois. Et l'omelette, c'est très bon froid.
Voili voilou. Un petit truc tout simple. Ce petit billet de rien du tout vous est offert par les câbleurs du net qui, pour réparer un quartier, ont tout salopé le mien... J'ai des messages d'erreur qui s'affichent sur mon écran mort et c'est tout. J'ai un vague élan de pitié pour ceux qui habitent ce nouveau quartier et qui sont sans net depuis des mois... Moi au bout de 5 minutes j'ai alerté la planète et je me mets en mode survie. Mon pc fonctionne encore heureusement! du coup je vous écris...
Je viens aussi de tout casser dans mon éditeur de texte. Je voulais changer un paramètre mais avant de trouver le bon, j'ai un peu fichu la panique ailleurs. C'est comme quand on cherche quelque chose et qu'on fout tout en l'air avant de le retrouver. Enfin, moi c'est comme ça que je fonctionne, et ensuite j'oublie de ranger et ça reste ainsi...des lustres.
Bon on s'en fiche un peu de l'état bordélique de ma maison, non?
Je vais vous raconter mon poisson à la moutarde parce qu'il était super bon. J'ai coupé en cubes du poisson blanc encore un peu surgelé. Il faut le découper à un moment précis, avant qu'il ne soit entièrement décongelé, cela permet d'avoir de jolis cubes réguliers qui tiennent bien à la cuisson. J'ai fait dorer le poisson dans un peu d'huile d'olive avec une échalote coupé fin. Ensuite j'ai arrosé d'une giclette d'un vieux muscat qu'on a ouvert pour la Saint Valentin mais qui s'est révélé pas bon, tout éventé. Je le garde et tant qu'il en reste, j'en colle partout, jusqu'à présent ça se passe bien, il donne bon goût à mes plats. Ensuite j'ai mis de la moutarde bien forte et j'ai laissé cuire et blobloter quelques minutes. Au moment de servir, 2 minutes avant, j'ai ajouté un peu de crème fraîche épaisse entière. Pas beaucoup, mais entière et épaisse c'est quand même meilleur je trouve... et c'est tout, c'est prêt en 5 minutes. J'ai fait la même chose la semaine dernière pour un autre invité avec des escalopes de poulet. C'est tout aussi goûteux. Je suppose qu'avec quelques médaillons de filet mignon de porc ça doit être sympa aussi.
Et sinon, une envie de sucré samedi soir m'a conduite encore une fois à improviser avec les moyens du bord. En 5 minutes j'ai fait un gâteau excellent. Il me restait du chocolat noir, environ 100g, je n'en sais trop rien je n'ai rien pesé et encore une fois c'était réussi et je ne referai jamais le même... donc j'ai fait fondre le chocolat avec un peu de beurre (à vue de nez et de souvenir, moins de 100g, du léger pif quoi). J'ai battu deux oeufs (ou trois, maintenant en y repensant, j'ai comme un doute) avec un peu de sucre, là aussi du pif, c'était la fin d'un sachet, j'ai mis ce qui restait...de la levure, importante dans ce cas la levure, car vu que je n'ai rien fouetté (mes instincts sadiques m'avaient pour un temps quittée) il fallait bien que ça monte. Ce qui l'a rendu bon ce gâteau, c'est l'ajout de deux bananes super mûres, coupées en rondelles et non écrasées, ainsi que de la confiture d'orange (marmelade plutôt) faite la semaine précédente. Un peu brûlée la confiture, le fond avait même carrément bien attaché dans ma gamelle toute neuve. Elle a mis deux jours à s'en remettre! (la gamelle) et moi aussi. Enfin, façon de parler car c'est l'homme de la maison qui a gratté. Il en reste un peu, (du gateau) je vais le prendre en photo pour le mettre ici. Ca va très bien ensemble ces trois goûts. Choco-orange, on connaît. Choco-banane aussi. Mais associer les trois, c'était pas gagné et pourtant ça marche!
Donc voici un long billet écrit. Comme quoi, coupez-moi le net et je ponds des lignes! Quant à savoir quand tout sera réparé et que je pourrai les mettre en ligne (mes lignes Ha ha ha!) je ne sais...
Prenez bien soin de vous en attendant.


Edit : la panne c'était fin février. Le mois de mars est passé, durement. Mais il est passé. Et le printemps reprend ses droits.
J'ai d'autres billets sous le coude. Promis, je reviens bientôt, j'ai plein de trucs à vous raconter...

Désolée, les photos, je ne les retrouve pas dans mon pc ni dans le bordel de mon apn, alors tant pis, ce sera pour une autre fois...

Le poids des mots sans le choc des photos quoi. Vous me pardonnez?

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05 février 2012

Où je revisite monsieur Parmentier...

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L'occasion fait le larron, comme bien souvent. C'est encore les vieux restes du frigo qui ont stimulé mon imagination. J'avoue qu'elle est très souvent stimulée. Mais j'avoue également que le résultat n'est pas toujours à la hauteur de mes espérances. Or en ce dimanche matin, j'ai gaillardement attaqué les vieux machins qui traînaient depuis plusieurs jours. J'avais des reste de sanglier. Je vous l'accorde,ce ne sont pas des restes ordinaires. Du moins chez moi. Cela devait être la deuxième fois à peine que je cuisinais cette viande. Une collègue du cher et tendre est affublée d'un mari chasseur (eh oui! nul n'est pasfait). Il lui a donc échangé quelques kilos de cette viande contre quelques centaines grammes de pralines et de croquande.

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Cette recette délicieuse, non, je n'exagère pas, doit certainement être réalisable avec autant de bonheur en utilisant n'importe quels restes, plus ordinaires, un fond de pot-au-feu, ou de rôti un peu desséché.
Ma viande était tout sèche. Le sanglier, ben c'est vachement sec comme bidoche finalement... C'est peut-être pour cela que la collègue avait envie de s'en débarrasser? !
Bref, j'ai haché la viande au préalable parée. J'ai aussi haché une tranche de pain de mie grillée (j'avais au départ l'intention de faire des boulettes, ou des croquettes, d'où le pain) et aussi de l'ail. Au passage j'en ai aussi déglingué ma petite boule Rowenta! La viande était très dure (froide et sèche) du coup, un bout de plastique a sauté, c'est recollé mais je commence à me préparer à la perte irrémédiable et à l'enterrement du robot de ma jeunesse, snif.
J'avais aussi haché un oignon doux qui a doré avec de l'huile d'olive. Je reprends : oignon doux doré + viande hachée cuite + ail + pain de mie. J'ai versé une grosse boîte de tomate et j'ai laissé faire plouc plouc. (C'est quoi déjà le nom de mon blog??!!)
Par ailleurs, j'avais également des patates en souffrance. Ma mère me les avait apportées lors de sa dernière visite, je crois que c'était début novembre. Vous imaginez aisément l'état des patates, pas des patates irradiées, des mini patates dans un sac en papier, qui avaient commencé à germer à n'en plus pouvoir...
Bref, miniscules et ratatinées = pas épluchables. Je les ai vaguement lavées et mises à bouillir avec du sel puis je suis allée jouer à Farm town. J'aime toujours autant ce jeu. Je suis revenue à mes patates et je les ai épluchées à mi-cuisson. A la base, je ne voulais pas les cuire, juste les éplucher. C'est là que le tendre est arrivé et a pris ma place... je suis donc retournée jouer. 

Quand il a eu terminé, je suis revenue en cuisine finir le boulot. Avec la classe qui me caractérise : J'ai fait dorer mes petites patates coupées en rondelles un peu épaisses, la poêle utilisée va au four (si on lui enlève la queue (non ne cherchez pas, y a rien de cochon)), donc sur les patates, j'ai coupé un oignon doux cru, et on a versé la sauce par-dessus. J'ai ajouté un filet de crème liquide (dois-je rappeler que le sanglier c'est vachement sec comme viande?) et on a recouvert de gruyère râpé. Et on a enfourné.
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C'était trop bon. Tout simplement. Je retiens l'idée pour quand j'aurai d'autres restes, parce que vraiment... miam... Oui, j'ai oublié de dire que le tendre a eu le droit d'épicer le plat et qu'il ne s'en est pas privé : cumin, piment et deux autres poudres non identifiées... une rouge et une jaune. Au final, ça manquait juste un peu de sel.

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Je vais bientôt héberger à la maison une jeune fille enceinte. N'aie pas peur Pascale, je ne lui filerai pas des trucs périmés à manger, je l'ai déjà dit et je le répète, c'est juste pour nous deux les trucs pourris!! Il me faudra aussi cacher mes cultures de moisi, sinon, la Camille, elle va prendre ses jambes à son cou...

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Et comme on aime bien cuisiner le dimanche, on a aussi fait de la confiture d'agrumes. Et de la semoule au lait, une tuerie avec la confiture et ses zestes confits... je n'ai pas tout pris en photo. C'est que je n'ai pas que ça à faire. C'est pas comme si en plus j'allais bientôt ouvrir ma boîte...

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Et aussi, cette semaine, on a eu quatre flocons, sur les bambous, c'était joli et original. Pierre qui n'a pas vu l'ombre d'un flocon quand il vivait au pays du Père Noël est aujourd'hui un peu bloqué par la neige dans son logement bordelais!

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J'ai aussi fini par peindre et patiner un meuble démonté il y a plusieurs années... ça y est! il est terminé et remonté. La preuve en image... (quand ça voudra bien venir)

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Oups, désolée mais l'insertion de photos n'a pas l'air de fonctionner ce soir, alors, vous aurez du texte brut, oui je sais, c'est ardu à avaler sans image, mais c'est comme ça! y a pas le choix!!

Edit du lendemain : Super duraille d'insérer des photos. Je suis allée lire le forum d'aide de canalblog et on y suggérait de changer de navigateur. J'ai enfin réussi avec chrome. Pfff! Faut dire que les fans en délire se morfondaient de ne pouvoir admirer les preuves en image...C'est vachement long à télécharger. Plus long qu'avant... Faut vraiment avoir envie de l'alimenter ce blog...

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23 janvier 2012

Où je cuisine des surimis périmés

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On va faire comme si je n'avais pas disparu de ces pages depuis des lustres. On va faire comme si je venais régulièrement vous raconter mes petites histoires de bouffe et de pas bouffe. Comme si je vous avais quittés hier.

C'est d'ailleurs ce qui se passe dans la vraie vie, non? Avec les vrais amis, les gens qu'on aime. Même si on ne les a pas vus ou qu'on ne leur a pas parlé depuis des semaines, vous avez remarqué comme moi que le lien se recrée instantanément. Et on reprend le fil de nos vies là où on l'avait laissé, peu importe le temps écoulé. On sait qu'on s'aime et on n'a pas besoin de se le dire tout le temps, de se le prouver.

Alors voilà, c'est ainsi que je viens vous retrouver. Avec dans ma besace, outre des surimis périmés et néanmoins exquis, une grande nouvelle qui, sans bouleverser ma vie, va y apporter quelques changements. De taille les changements.


Commençons par mes surimis, que je vous donne en image. Cest pas si vilain que ça, finalement, non? J'y ai ajouté des champignons de Paris sautés avec de l'ail et de la crème. J'ai toujours de l'ail à la maison. Rarement du persil. Pourtant c'est si bon les champignons à l'ail et au persil...
Alors, ces bâtonnets de poisson se languissaient au fond du frigo depuis très longtemps. Trop longtemps. Depuis avant Noël si mes souvenirs sont bons... Ils avaient presque un mois de trop au compteur. Cela arrive rarement, quoi que vous puissiez en penser. Et je précise également pour mes lecteurs (trices) qui sont également mes ami(e)s que ce genre de produit hyper périmé je le garde pour moi-même. Et cher et tendre. Y a pas de raison, nous serons malades ensemble si cela doit survenir. Il partage ma vie depuis bientôt trente ans, il peut aussi partager les vieilles DLC voire DLUO. Mais jamais au grand jamais je n'oserais vous servivr cela à vous mes chéries!

Revenons-en donc à mon faux crabe. J'avoue que j'aime bien le surimi. C'est facile à manger, chaud ou froid, pas très cher, ça fait des protéines bon marché. Depuis qu'une âme bien intentionnée (Lavender si tu me lis!) m'a envoyé un document qui circule sur le net au sujet du panga, ce joli poisson blanc abordable et goûteux, élevé (piqué et gavé) dans une baie chinoise aussi lointaine que polluée et qui entrerait dans sa fabrication (au surimi, vous me suivez) bref depuis que je sais cela, je pense ne plus en racheter, ni du panga ni des surimis. Mais donc j'avais ces 18 bâtonnets à terminer. Je les ai ouverts. Aucune odeur. Ni bonne ni mauvaise, faut dire que le surimi est plutôt du genre neutre. Aucun contact désagréable, pas gluants quoi. Rien à voir avec mes harengs de l'année dernière... J'ai découpé un oignon doux des Cévennes (toujours de mon pote JR) avec mes ciseaux à plusieurs lames, j'ai fait dorer avec une goutte d'huile d'olive, puis j'ai ajouté mes fausses pattes de crabe coupées dans la longueur (sinon, elles se déroulent et ça fait des trucs pas très sympas à regarder), une lichette de vin blanc sec, de l'Aligoté un peu vieux, imbuvable mais délicieux en sauce, une rasade de crème, 1/2c à café de curry Vindaï (mon préféré) et voilà tout.
J'ai servi avec des spaghetti plats. Et ce midi, j'y ai donc adjoint un mini reste de champignons pour faire manière que je mange des légumes quoi... Franchement, c'était très bon. Même le chéri a aimé. Alors que si ces faux poissons traînaient depuis si longtemps, c'est justement parce qu'il n'en est pas très friand. Et c'est un euphémisme. Faudrait vraiment qu'il n'ait rien d'autre à manger (ce qui arrive rarement, y a toujours le choix dans le frigo) pour qu'il en mange, donc ce fut un test réussi.

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(La même chose sous un angle différent)


Sinon, depuis le temps qu'on ne s'est vus mes très chers, j'ai mangé bien sûr, j'ai aussi pas mal cuisiné, et j'ai fait plein de photos. Promis très bientôt je vous fait un récapitulatif des mets principaux. Vous pouvez me croire, ou pas! On verra bien si je reviens bientôt!


Mais laissez-moi avant cela vous annoncer la nouvelle à peine déflorée en début de paragraphe. Oui je sais, je suis la reine du teasing...
Ma vie donc. Va changer. Car le mois prochain j'ouvre mon entreprise. Ma petite toute petite entreprise. De pralines. Je ne vous ai jamais parlé de mes pralines. De tomates séchées oui, mais de pralines point.
Or je suis la reine de la praline. J'en offre depuis des années et j'ai décidé de me lancer. De les vendre. Mon étude de marché est limitée. Je ne sais pas trop où je vais. Mais j'y vais. Je saute dans le grand bain. Sans brassard et sans bouée. Je me forme (un peu de gestion, beaucoup de chiffres et plein de trucs dont je n'ai jamais entendu parler... en compagnie de mecs, essentiellement dans le bâtiment. Et aussi un pizzaïolo et un réparateur de scooters, très sympas les mecs, des clients potentiels) depuis quelques semaines à la Chambre des métiers. Ce n'est pas encore fait mais cela ne va pas tarder. Plein de gens me disent de choisir le statut d'auto-entrepreneur. A la Chambre des métiers ils hurlent que non. Je ne sais plus trop quoi en penser. J'ai encore quelques jours pour me décider...
Et en attendant, ce qui m'intéresse bien davantage que mon statut fiscal ou juridique, les BIC, RSI, BMR et que sais-je encore, c'est mon produit. Ce que je vais vendre. Et cela me donne des ailes. J'ai créé un nouveau truc hier. Oh! Rien de bien nouveau sous le soleil, il existe déjà des nougats et des tourrons noirs. Mais mon produit à moi il est tout simplement trop bon... en toute modestie! Je l'ai nommé la croquande de Clairotte. Un certain Baptistin très priviligié a eu l'insigne honneur de la goûter encore tiède. Je ne l'ai pas encore prise en photo, toute occupée que j'étais à mettre au point la cuisson du sucre. Et l'exhumation de mon marbre. J'adore le marbre. Ca fait pro, non? De débarrasser sur le marbre! Et bientôt, dès que j'aurai accès à Metro, j'achèterai des réglettes de confiseur, histoire de donner à mon produit un côté un peu plus régulier...

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Ci-dessus, vous avez deux cuissons différentes. L'une au caramel brun, l'autre au caramel blond. J'adore le caramel, est-il besoin de le préciser? Les trucs blancs collés au caramel ce ne sont pas des lentes, même si ça y ressemble. C'est du sésame, bien sûr!

Bref, je m'amuse bien.
Et j'ai intérêt car la pression et le stress n'ont pas reculé dans mon autre vie professionnelle. Un nouveau DGS, un nouveau maire et un nouveau directeur de cabinet. Pas moins. Et des projets de plus en plus nombreux, intéressants, c'est vrai, mais largement générateurs d'angoisse... alors je me calme en m'occupant de mes cacahuètes et en calculant la viabilité de ma petite entreprise, en faisant mes multiplications, en attendant ma carte de vendeuse ambulante (trop marrant non?) et en fermant les yeux sur le pourcentage astronomique dû par les artisans à l'Etat. 46%, j'ai failli tomber de ma chaise quand j'ai appris ça.


...et encore, sachez que je cultivais un joli moisi sur des haricots verts. Aucune crainte que le chéri le jette, il ne l'avait même pas remarqué. Mais voilà, mon aide ménagère l'a vu, elle, et l'a jeté avant que j'aie pu l'immortaliser. Y a à peine 5 minutes. Dommage. Elle m'a promis de m'en refaire un...

A bientôt vous tous et vous toutes...

... encore une petite pour la route, c'est trop beau le caramel, on dirait de l'or. Et cette odeur, je ne m'en lasse pas...

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28 septembre 2011

Où je vous cause de pieds douloureux

et aussi de flou dans les yeux
et aussi de tout plein d'autres choses...
Oh, allez! Je sais bien que le monde ne s'est pas arrêté de tourner parce que j'avais déserté ces pages! Mais il s'est passé beaucoup de choses depuis ces quelques mois de vacuité. Des hauts. Des bas. Des fous-rires et des larmes. Un peu trop de larmes à mon goût...
Tu te souviens Ciorane, à l'ouverture de ce blog tu trouvais bizarre qu'il soit classé dans la catégorie journal intime et pas blog de cuisine? Eh bien on en trouvera la justification aujourd'hui, mieux vaut tard que jamais. Aujourd'hui je déballe, je ne cause pas bouffe...
Juste je vais vous donner quelques nouvelles, pour celles et ceux (pardon Baptistin, celui) que cela intéresse encore de voir que oui! il y a bien un mini regain d'activité sur ce blog en perdition!!!
Ce qui me décide à reprendre la plume ou plutôt le clavier ce soir, c'est ce flou dans les yeux, pas dû aux larmes pour une fois (oui, je sais, j'ai beaucoup trop pleuré ces derniers temps) mais en y réfléchissant bien, ce flou j'ai commencé à le ressentir en sortant de chez le kiné. Chez qui j'ai bien failli m'endormir tant ses doigts agiles et doux m'ont transportée dans des contrées paradisiaques.
J'ai mal aux pieds depuis quelques semaines. Ca s'est déclenché après une promenade dans les Alpes. J'ai voulu faire la jeune avec mes copines et depuis je boîte. Oui, je sais, ce n'est pas très malin. Surtout que je n'ai même pas pu la terminer la balade. Elle m'ont déposée sur un tronc d'arbre au bord de la route et elles sont allées chercher la voiture. Elles n'avaient qu'une vague idée de l'endroit où j'étais. Ce jour-là j'avais oublié mon téléphone. Parce que j'en ai un maintenant. Un vrai qui accessoirement sert à passer et à recevoir des coups de fil mais qui fait plein d'autres trucs aussi. Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie. Puisque je suis là, c'est qu'elles ont bien fini par me récupérer! Donc après avoir eu trèèèès mal aux pieds, j'ai fini par me décider à aller voir le médecin. Qui m'a marqué des anti-inflammatoires. Et une radio. Et de la kiné. J'ai pris les médocs en pensant qu'au bout d'une semaine ce serait terminé. Que nenni. J'ai fini par passer la radio qui a révélé de l'arthrose, paraît que c'est pas un scoop à mon âge, que plein de gens en ont. Ben oui, mais jusqu'à présent, pas moi... du moins je l'ignorais... et j'ai rencontré un nouveau kiné. Qui a fait des merveilles de ses petites mimines dès le premier jour. Et ce soir, en sortant de chez lui (après une journée de boulot un peu hard (non je ne bosse pas dans le porno, calmez-vous!) j'ai failli m'endromir sur sa table) j'ai repris ma voiture et j'ai trouvé que j'y voyais flou. Tiens donc? J'ai réussi à rentrer à la maison, mais j'ai toujours du schmi dans la vision. Je vois comme à travers un filtre, ou une passoire. Donc j'en arrive à la conclusion que si on me tripote les pieds je deviens aveugle. Voilà. C'est tout ce que j'avais à vous diire pour aujourd'hui!
Et si je voulais rester ici encore un petit peu, je pourrais aussi vous parler du grand changement qui s'est opéré dans ma vie. Que j'ai instauré plutôt, si je ne m'étais pas bougé le fion, j'y serais encore. A me tuer au boulot pour des clopinettes à écrire pour le grand quotidien de ma région tout ce qui se passe dans ma commune et parfois aussi un peu ailleurs. Donc voilà, j'ai quitté le journal. Il m'a fallu quelques longues semaines de déprime avant de prendre cette décision qui m'a grandement soulagée. Je pourrais aussi vous raconter la grande bourde, que dis-je, la connerie majuscule que j'ai faite le jour où j'ai voulu annoncer ma décision à tout mon carnet d'adresses professionnelles. Trois cents personnes, pas moins, ont reçu un mail collectif de ma part. Un mail qui se voulait fédérateur et amical, qui leur disait que je quittais ma fonction mais que je les aimais bien quand même, que je laissais la place à quelqu'un de bien.... Mais je me suis gourrée. De document. Et je leur ai envoyé, à tous, à tous les 300 qui m'avaient donné un mal de chien pour parvenir à dresser un groupe de contacts (trois fois j'ai recommencé!) oui, je sais ma phrase ne tient pas debout mais ce n'est pas grave moi non plus, vous vous souvenez, j'ai mal aux pieds...donc ils ont tous reçu un mail qui ne leur était pas destiné où je les traitais de bouchés et de bornés. Oui. J'ai fait ça. Moi. Nulle parmi les nulles. J'ai défailli en m'en apercevant. J'ai cru mourrir même tant mon coeur a battu la chamade. Ma première bouffée de chaleur est apparue ce matin-là. J'ai voulu faire "rewind", mais ça n'a pas marché. C'était lancé, et bien lancé. Le mail qui tue vivait sa vie, parti dans la nature, voyageant vers des gens que pour la plupart j'aimais bien mais qui leur disait le contraire...
J'ai fait la morte. Et jai commencé à attendre les retours de mails. Les retours de bâton... J'ai tâché de réfléchir. J'ai bien respiré après avoir cru mourir de suffocation. Et j'ai rédigé un autre texte où je disais comme ça, l'air de pas y toucher, qu'il s'était glissé une erreur dans mon courrier précédent. Et que celui-ci était le bon. Mais, et est-ce bien le moment et le lieu pour vous rappeler que pour moi Dieu n'existe pas? il a bien prouvé son absence ce grand fantôme en ce fatidique lundi matin... Le mail réparateur je l'ai bidouillé, j'ai trafiqué son extension, ne me demandez pas pourquoi, probablement pour que tout le monde puisse l'ouvrir... et c'est le contraire qui s'est porduit. Le mail, le vrai, le bon, l'adieu gentil aux personnes qui avaient partagé mon quotidien de labeur pendant 7 années, eh bien il était illisible. Si. Puisque je vous le dis.
Alors, comment dire, je me suis faite discrète pendant les jours qui ont suivi. Mais il m'a bien fallu sortir de ma tannière.
La plupart des gens qui, je vous le rappelle vivent à maximum 1 km de chez moi, je vis et travaille dans une des plus petites communes du département (en supeficie) la plupart des gens donc m'ont répondu très gentiment. On t'aime, on va te regretter. On te souhaite d'être heureuse dans tes projets. Pour le moment, pas un seul n'a mal pris la quasi insulte reçue à domicile. Pas un. Du moins pour le moment personne ne m'en a parlé. Ou alors avec humour et ne se sentant pas concernés. Parce que dans mon immense connerie, j'avais in extremis découvert la copie cachée. Donc chacun a pu croire, ou voulu croire, qu'il n'était pas concerné par l'insulte. Que je regrette amèrement, si, si! je ne dis pas cela par peur qu'un des habitants concernés vienne s'égarer dans ces pages!!! je suis sincère. Je les aime bien. Tous. Sauf trois. Et c'est à cause d'eux que tout ceci est arrivé.
Alors voilà où j'en suis, avec mon mal aux pieds, ma subite cécité et le rouge au front...
A très vite, peut-être. Maintenant que je n'écris plus dans le journal, peut-être que je reviendrai écrire ici.
Edit Si vous lisez ces lignes, cela signifiera que j'ai retrouvé code et identifiants pour canalblog. Je suis une nullité en la matière. Incapable de me loguer quelque part.

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