Le blog plouc de Clairotte

23 janvier 2012

Où je cuisine des surimis périmés

surimi01
On va faire comme si je n'avais pas disparu de ces pages depuis des lustres. On va faire comme si je venais régulièrement vous raconter mes petites histoires de bouffe et de pas bouffe. Comme si je vous avais quittés hier.

C'est d'ailleurs ce qui se passe dans la vraie vie, non? Avec les vrais amis, les gens qu'on aime. Même si on ne les a pas vus ou qu'on ne leur a pas parlé depuis des semaines, vous avez remarqué comme moi que le lien se recrée instantanément. Et on reprend le fil de nos vies là où on l'avait laissé, peu importe le temps écoulé. On sait qu'on s'aime et on n'a pas besoin de se le dire tout le temps, de se le prouver.

Alors voilà, c'est ainsi que je viens vous retrouver. Avec dans ma besace, outre des surimis périmés et néanmoins exquis, une grande nouvelle qui, sans bouleverser ma vie, va y apporter quelques changements. De taille les changements.


Commençons par mes surimis, que je vous donne en image. Cest pas si vilain que ça, finalement, non? J'y ai ajouté des champignons de Paris sautés avec de l'ail et de la crème. J'ai toujours de l'ail à la maison. Rarement du persil. Pourtant c'est si bon les champignons à l'ail et au persil...
Alors, ces bâtonnets de poisson se languissaient au fond du frigo depuis très longtemps. Trop longtemps. Depuis avant Noël si mes souvenirs sont bons... Ils avaient presque un mois de trop au compteur. Cela arrive rarement, quoi que vous puissiez en penser. Et je précise également pour mes lecteurs (trices) qui sont également mes ami(e)s que ce genre de produit hyper périmé je le garde pour moi-même. Et cher et tendre. Y a pas de raison, nous serons malades ensemble si cela doit survenir. Il partage ma vie depuis bientôt trente ans, il peut aussi partager les vieilles DLC voire DLUO. Mais jamais au grand jamais je n'oserais vous servivr cela à vous mes chéries!

Revenons-en donc à mon faux crabe. J'avoue que j'aime bien le surimi. C'est facile à manger, chaud ou froid, pas très cher, ça fait des protéines bon marché. Depuis qu'une âme bien intentionnée (Lavender si tu me lis!) m'a envoyé un document qui circule sur le net au sujet du panga, ce joli poisson blanc abordable et goûteux, élevé (piqué et gavé) dans une baie chinoise aussi lointaine que polluée et qui entrerait dans sa fabrication (au surimi, vous me suivez) bref depuis que je sais cela, je pense ne plus en racheter, ni du panga ni des surimis. Mais donc j'avais ces 18 bâtonnets à terminer. Je les ai ouverts. Aucune odeur. Ni bonne ni mauvaise, faut dire que le surimi est plutôt du genre neutre. Aucun contact désagréable, pas gluants quoi. Rien à voir avec mes harengs de l'année dernière... J'ai découpé un oignon doux des Cévennes (toujours de mon pote JR) avec mes ciseaux à plusieurs lames, j'ai fait dorer avec une goutte d'huile d'olive, puis j'ai ajouté mes fausses pattes de crabe coupées dans la longueur (sinon, elles se déroulent et ça fait des trucs pas très sympas à regarder), une lichette de vin blanc sec, de l'Aligoté un peu vieux, imbuvable mais délicieux en sauce, une rasade de crème, 1/2c à café de curry Vindaï (mon préféré) et voilà tout.
J'ai servi avec des spaghetti plats. Et ce midi, j'y ai donc adjoint un mini reste de champignons pour faire manière que je mange des légumes quoi... Franchement, c'était très bon. Même le chéri a aimé. Alors que si ces faux poissons traînaient depuis si longtemps, c'est justement parce qu'il n'en est pas très friand. Et c'est un euphémisme. Faudrait vraiment qu'il n'ait rien d'autre à manger (ce qui arrive rarement, y a toujours le choix dans le frigo) pour qu'il en mange, donc ce fut un test réussi.

surimi1

(La même chose sous un angle différent)


Sinon, depuis le temps qu'on ne s'est vus mes très chers, j'ai mangé bien sûr, j'ai aussi pas mal cuisiné, et j'ai fait plein de photos. Promis très bientôt je vous fait un récapitulatif des mets principaux. Vous pouvez me croire, ou pas! On verra bien si je reviens bientôt!


Mais laissez-moi avant cela vous annoncer la nouvelle à peine déflorée en début de paragraphe. Oui je sais, je suis la reine du teasing...
Ma vie donc. Va changer. Car le mois prochain j'ouvre mon entreprise. Ma petite toute petite entreprise. De pralines. Je ne vous ai jamais parlé de mes pralines. De tomates séchées oui, mais de pralines point.
Or je suis la reine de la praline. J'en offre depuis des années et j'ai décidé de me lancer. De les vendre. Mon étude de marché est limitée. Je ne sais pas trop où je vais. Mais j'y vais. Je saute dans le grand bain. Sans brassard et sans bouée. Je me forme (un peu de gestion, beaucoup de chiffres et plein de trucs dont je n'ai jamais entendu parler... en compagnie de mecs, essentiellement dans le bâtiment. Et aussi un pizzaïolo et un réparateur de scooters, très sympas les mecs, des clients potentiels) depuis quelques semaines à la Chambre des métiers. Ce n'est pas encore fait mais cela ne va pas tarder. Plein de gens me disent de choisir le statut d'auto-entrepreneur. A la Chambre des métiers ils hurlent que non. Je ne sais plus trop quoi en penser. J'ai encore quelques jours pour me décider...
Et en attendant, ce qui m'intéresse bien davantage que mon statut fiscal ou juridique, les BIC, RSI, BMR et que sais-je encore, c'est mon produit. Ce que je vais vendre. Et cela me donne des ailes. J'ai créé un nouveau truc hier. Oh! Rien de bien nouveau sous le soleil, il existe déjà des nougats et des tourrons noirs. Mais mon produit à moi il est tout simplement trop bon... en toute modestie! Je l'ai nommé la croquande de Clairotte. Un certain Baptistin très priviligié a eu l'insigne honneur de la goûter encore tiède. Je ne l'ai pas encore prise en photo, toute occupée que j'étais à mettre au point la cuisson du sucre. Et l'exhumation de mon marbre. J'adore le marbre. Ca fait pro, non? De débarrasser sur le marbre! Et bientôt, dès que j'aurai accès à Metro, j'achèterai des réglettes de confiseur, histoire de donner à mon produit un côté un peu plus régulier...

croquande1
Ci-dessus, vous avez deux cuissons différentes. L'une au caramel brun, l'autre au caramel blond. J'adore le caramel, est-il besoin de le préciser? Les trucs blancs collés au caramel ce ne sont pas des lentes, même si ça y ressemble. C'est du sésame, bien sûr!

Bref, je m'amuse bien.
Et j'ai intérêt car la pression et le stress n'ont pas reculé dans mon autre vie professionnelle. Un nouveau DGS, un nouveau maire et un nouveau directeur de cabinet. Pas moins. Et des projets de plus en plus nombreux, intéressants, c'est vrai, mais largement générateurs d'angoisse... alors je me calme en m'occupant de mes cacahuètes et en calculant la viabilité de ma petite entreprise, en faisant mes multiplications, en attendant ma carte de vendeuse ambulante (trop marrant non?) et en fermant les yeux sur le pourcentage astronomique dû par les artisans à l'Etat. 46%, j'ai failli tomber de ma chaise quand j'ai appris ça.


...et encore, sachez que je cultivais un joli moisi sur des haricots verts. Aucune crainte que le chéri le jette, il ne l'avait même pas remarqué. Mais voilà, mon aide ménagère l'a vu, elle, et l'a jeté avant que j'aie pu l'immortaliser. Y a à peine 5 minutes. Dommage. Elle m'a promis de m'en refaire un...

A bientôt vous tous et vous toutes...

... encore une petite pour la route, c'est trop beau le caramel, on dirait de l'or. Et cette odeur, je ne m'en lasse pas...

croquande3

croquande2

Posté par Clairotte34 à 15:36 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]


28 septembre 2011

Où je vous cause de pieds douloureux

et aussi de flou dans les yeux
et aussi de tout plein d'autres choses...
Oh, allez! Je sais bien que le monde ne s'est pas arrêté de tourner parce que j'avais déserté ces pages! Mais il s'est passé beaucoup de choses depuis ces quelques mois de vacuité. Des hauts. Des bas. Des fous-rires et des larmes. Un peu trop de larmes à mon goût...
Tu te souviens Ciorane, à l'ouverture de ce blog tu trouvais bizarre qu'il soit classé dans la catégorie journal intime et pas blog de cuisine? Eh bien on en trouvera la justification aujourd'hui, mieux vaut tard que jamais. Aujourd'hui je déballe, je ne cause pas bouffe...
Juste je vais vous donner quelques nouvelles, pour celles et ceux (pardon Baptistin, celui) que cela intéresse encore de voir que oui! il y a bien un mini regain d'activité sur ce blog en perdition!!!
Ce qui me décide à reprendre la plume ou plutôt le clavier ce soir, c'est ce flou dans les yeux, pas dû aux larmes pour une fois (oui, je sais, j'ai beaucoup trop pleuré ces derniers temps) mais en y réfléchissant bien, ce flou j'ai commencé à le ressentir en sortant de chez le kiné. Chez qui j'ai bien failli m'endormir tant ses doigts agiles et doux m'ont transportée dans des contrées paradisiaques.
J'ai mal aux pieds depuis quelques semaines. Ca s'est déclenché après une promenade dans les Alpes. J'ai voulu faire la jeune avec mes copines et depuis je boîte. Oui, je sais, ce n'est pas très malin. Surtout que je n'ai même pas pu la terminer la balade. Elle m'ont déposée sur un tronc d'arbre au bord de la route et elles sont allées chercher la voiture. Elles n'avaient qu'une vague idée de l'endroit où j'étais. Ce jour-là j'avais oublié mon téléphone. Parce que j'en ai un maintenant. Un vrai qui accessoirement sert à passer et à recevoir des coups de fil mais qui fait plein d'autres trucs aussi. Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie. Puisque je suis là, c'est qu'elles ont bien fini par me récupérer! Donc après avoir eu trèèèès mal aux pieds, j'ai fini par me décider à aller voir le médecin. Qui m'a marqué des anti-inflammatoires. Et une radio. Et de la kiné. J'ai pris les médocs en pensant qu'au bout d'une semaine ce serait terminé. Que nenni. J'ai fini par passer la radio qui a révélé de l'arthrose, paraît que c'est pas un scoop à mon âge, que plein de gens en ont. Ben oui, mais jusqu'à présent, pas moi... du moins je l'ignorais... et j'ai rencontré un nouveau kiné. Qui a fait des merveilles de ses petites mimines dès le premier jour. Et ce soir, en sortant de chez lui (après une journée de boulot un peu hard (non je ne bosse pas dans le porno, calmez-vous!) j'ai failli m'endromir sur sa table) j'ai repris ma voiture et j'ai trouvé que j'y voyais flou. Tiens donc? J'ai réussi à rentrer à la maison, mais j'ai toujours du schmi dans la vision. Je vois comme à travers un filtre, ou une passoire. Donc j'en arrive à la conclusion que si on me tripote les pieds je deviens aveugle. Voilà. C'est tout ce que j'avais à vous diire pour aujourd'hui!
Et si je voulais rester ici encore un petit peu, je pourrais aussi vous parler du grand changement qui s'est opéré dans ma vie. Que j'ai instauré plutôt, si je ne m'étais pas bougé le fion, j'y serais encore. A me tuer au boulot pour des clopinettes à écrire pour le grand quotidien de ma région tout ce qui se passe dans ma commune et parfois aussi un peu ailleurs. Donc voilà, j'ai quitté le journal. Il m'a fallu quelques longues semaines de déprime avant de prendre cette décision qui m'a grandement soulagée. Je pourrais aussi vous raconter la grande bourde, que dis-je, la connerie majuscule que j'ai faite le jour où j'ai voulu annoncer ma décision à tout mon carnet d'adresses professionnelles. Trois cents personnes, pas moins, ont reçu un mail collectif de ma part. Un mail qui se voulait fédérateur et amical, qui leur disait que je quittais ma fonction mais que je les aimais bien quand même, que je laissais la place à quelqu'un de bien.... Mais je me suis gourrée. De document. Et je leur ai envoyé, à tous, à tous les 300 qui m'avaient donné un mal de chien pour parvenir à dresser un groupe de contacts (trois fois j'ai recommencé!) oui, je sais ma phrase ne tient pas debout mais ce n'est pas grave moi non plus, vous vous souvenez, j'ai mal aux pieds...donc ils ont tous reçu un mail qui ne leur était pas destiné où je les traitais de bouchés et de bornés. Oui. J'ai fait ça. Moi. Nulle parmi les nulles. J'ai défailli en m'en apercevant. J'ai cru mourrir même tant mon coeur a battu la chamade. Ma première bouffée de chaleur est apparue ce matin-là. J'ai voulu faire "rewind", mais ça n'a pas marché. C'était lancé, et bien lancé. Le mail qui tue vivait sa vie, parti dans la nature, voyageant vers des gens que pour la plupart j'aimais bien mais qui leur disait le contraire...
J'ai fait la morte. Et jai commencé à attendre les retours de mails. Les retours de bâton... J'ai tâché de réfléchir. J'ai bien respiré après avoir cru mourir de suffocation. Et j'ai rédigé un autre texte où je disais comme ça, l'air de pas y toucher, qu'il s'était glissé une erreur dans mon courrier précédent. Et que celui-ci était le bon. Mais, et est-ce bien le moment et le lieu pour vous rappeler que pour moi Dieu n'existe pas? il a bien prouvé son absence ce grand fantôme en ce fatidique lundi matin... Le mail réparateur je l'ai bidouillé, j'ai trafiqué son extension, ne me demandez pas pourquoi, probablement pour que tout le monde puisse l'ouvrir... et c'est le contraire qui s'est porduit. Le mail, le vrai, le bon, l'adieu gentil aux personnes qui avaient partagé mon quotidien de labeur pendant 7 années, eh bien il était illisible. Si. Puisque je vous le dis.
Alors, comment dire, je me suis faite discrète pendant les jours qui ont suivi. Mais il m'a bien fallu sortir de ma tannière.
La plupart des gens qui, je vous le rappelle vivent à maximum 1 km de chez moi, je vis et travaille dans une des plus petites communes du département (en supeficie) la plupart des gens donc m'ont répondu très gentiment. On t'aime, on va te regretter. On te souhaite d'être heureuse dans tes projets. Pour le moment, pas un seul n'a mal pris la quasi insulte reçue à domicile. Pas un. Du moins pour le moment personne ne m'en a parlé. Ou alors avec humour et ne se sentant pas concernés. Parce que dans mon immense connerie, j'avais in extremis découvert la copie cachée. Donc chacun a pu croire, ou voulu croire, qu'il n'était pas concerné par l'insulte. Que je regrette amèrement, si, si! je ne dis pas cela par peur qu'un des habitants concernés vienne s'égarer dans ces pages!!! je suis sincère. Je les aime bien. Tous. Sauf trois. Et c'est à cause d'eux que tout ceci est arrivé.
Alors voilà où j'en suis, avec mon mal aux pieds, ma subite cécité et le rouge au front...
A très vite, peut-être. Maintenant que je n'écris plus dans le journal, peut-être que je reviendrai écrire ici.
Edit Si vous lisez ces lignes, cela signifiera que j'ai retrouvé code et identifiants pour canalblog. Je suis une nullité en la matière. Incapable de me loguer quelque part.

Posté par Clairotte34 à 20:46 - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
24 mai 2011

Où je tente un retour jolie tarte/faux cake

tarte2

...'tain j'ai grave les boules...
J'avais écrit plus de la moitié d'un papier pour vous, pour ici, pour vous dire que oui, c'est vrai, on ne me voit plus beaucoup, mais bon, c'est ainsi, je suis surmenée, c'est la toubib de la médecine du travail qui l'a dit :" Vous êtes au bord du burn out, faites attention". C'est vrai ça elle a raison, sûrement. Je vais lever le pied. Un jour. Je vais bientôt démissionner pour être tranquille. Cela ne résoud en rien mon texte disparu. Pourquoi je ne l'ai pas enregistré? Je n'en sais rien. Je ne fais que ça, écrire, et je sauvegarde tout le temps. Là, j'ai eu un coup de sonnette et quand je suis revenue, je suis passée à autre chose et voilà, mon texte il se balade dans les limbes du net ou de mon pc, ou au fin fond de la corbeille, mais en attendant, j'avais des tas de trucs à vous dire et ils sont partis...
Je suis rentrée à midi affamée. Et comme j'étais absente tout le week-end (mais pas le chéri) ben le frigo est vide. Pas de restes susceptibles de me nourrir. Alors j'ai dégelé du jambon. J'en ai toujours des plaques sous plastoc au congélo, c'est bien pratique.
Attention, l'empêcheuse de tourner en rond (enfin d'écrire tranquillement) revient à la charge... deux secondes, je sauvegarde...
J'ai râpé une courgette bien ferme lavée pas épluchée, un peu d'huile d'olive et cela revient dans la poêle. J'y ajoute deux fromages de chèvre qui commencent à se faire forts, et là, je vous racontais l'histoire des frères de ces fromages qui ont disparu de la table de jardin pendant la nuit de Pâques, à Carpentras, sans doute sont-ils partis avec les cloches? En tous cas, on est toujours à la recherche d'une boîte odorante qui s'est mystérieusement volatilisée... bref en plus j'ai aussi ajouté un peu de gruyère râpé (70 g, c'est la seule mesure exacte, le reste c'est tout au pif) pendant que cela refroidissait un peu, j'ai battu trois oeufs avec de la farine. 100g? je n'en sais rien, à peu près... un voile de levure, de l'huile d'olive, un fond de brique de crème allégée, la valeur d'un verre de lait. J'ai mélangé les deux et l'idée fut de ne pas en faire un cake, mais de verser l'appareil dans un moule à tarte. En carton le moule, pour éviter la vaisselle et être sûre du démoulage, car c'est du carton sulfurisé. Ne me demandez pas où je les achète, c'est mon fournisseur habituel qui me les donne. Y en a de toutes les tailles. De toutes les formes. Merci Eric. Avant de passer au four, j'ai jeté  délicatement posé sur la pâte quelques olives noires dénoyautées. J'ai fait cuire au pif aussi et heureusement j'ai pensé à retirer ma tarte salée à temps. Elle est moelleuse, délicieusement parfumée. J'attends avec impatience la réaction de monsieur ce soir, lui qui n'aime pas les cakes salés. Ah oui! bien sûr, j'oubliais un ingrédient essentiel. Vous avez deviné? Ben oui, j'ai aussi mis de la tomate confite!!! on est obsédé ou on ne l'est pas, n'est-ce pas? Et je ne veux surtout pas faire mentir le chéri qui me dit que j'en colle partout...
J'ai goûté et j'ai fait des photos. Pas dans cet ordre. C'est vraiment très bon, je regrette juste de ne pas y avoir mis quelques feuilles de menthe, ça aurait été encore meilleur je pense.

tarte1

Et sinon, je voulais aussi vous raconter que j'ai encore passé un week-end musical, que j'ai eu droit à ma première sortie en public avec mon nouveau groupe et que c'était génial, quand les gens applaudissent, ben c'est émouvant quand même... et que pour l'Ascension, je serai en immersion totale pendant 4 jours, avec des répétitions, des spectacles, des repas partagés, des balètis, (de mon temps ça s'appelait bal folk) des ateliers danse, des répétitions en public, encore des repas partagés, bref, ça s'appelle Total Festum et ça va être génial.
Les repas partagés, pour moi, c'est facile, je suis fournisseuse officielle de pralines. Et de blanc moëlleux, oui, celui qui fait mal aux cheveux le lendemain.
J'avais encore pas envie d'aller au taf ce matin. Ce n'est plus comme ça que je vois ma vie. Je me verrais bien broder, et lire, et jouer. Je vais y réfléchir...
'tain, quand je pense à ce joli texte que je vous avais concocté avant de le perdre, chuis vraiment trop nulle. Allez, je vais chercher une photo de ma tarte/cake du jour... en essayant de ne pas l'égarer...

Edit du lendemain : Le fiston est passé par hasard et il a beaucoup aimé. Le chéri aussi. Je pense que je vais décliner cette recette ces jours-ci. Cela ne demande pas beaucoup d'imagination, et les variantes sont illimitées, ou presque. Il me reste encore plusieurs fromages de chèvre un peu forts. Fondus dans l'appareil, ils donnent tout leur potentiel. Et c'est bien!
La prochaine tarte/faux cake je l'imagine bien au Gorgonzola, fromage à qui je voue respect et gourmandise, mais que je n'arrive jamais à utiliser en cuisine car on le mange toujours trop vite...

Posté par Clairotte34 à 07:54 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
Tags :
08 avril 2011

Inventaire de vacances

Deux semaines de vacances pleines pleines pleines
Pleines d'heures attendues, espérées si longtemps
Temps arraché presque de force,
Temps gagné à la sueur de mon front!!!
Temps programmé, précis, calculé
Bien des surprises à l'arrivée
Une rougeole inoppinée
Un fils malade et déprimé
Un avenir en pointillé
Toux caverneuse et taches rouges
Mauvaise humeur, incertitude
Les boules, les vraies, palpables et inquiétantes
Une autoroute qui se déroule sous le soleil
Des vignes en pays cathare
Du vin à profusion, du jambon maison,
Des tablées de cousins, des repas bruyants, des enfants malicieux
Un voyage annulé
Une colère rancunière bien installée
De la cuisine apaisante et épicée
Une salade russe de trois kilos
Un voyage à Lyon
Une crémaillère inoubliable
Des rencontres sympathiques
Une belle-mère égale à elle-même
La Tête d'or encoleillée
Et des visites amicales
Le temps suspendu
Des nouvelles rassurantes
D'autres nouvelles vraiment mauvaises
Voile de tristesse, peur du cancer revenu en force
Mais l'espoir toujours présent
Et les ondes positives du gang des cols gris...
Deux semaines de vacances qui se terminent
Deux semaines de vacances à renouveler
Pas envie de retourner au boulot...

Edit : Vous l'aviez bien compris, mon post précédent était un poisson d'avril, il n'est nullement question pour moi de poster ici tous les jours, quoi que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque! J'ai passé des vacances délicieuses. J'ai bien mangé et j'ai bien bu. J'ai cotoyé des gens charmants. Je n'ai qu'une envie, recommencer!!

Posté par Clairotte34 à 09:45 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
01 avril 2011

Où je prends une grande décision

Quoi qu'il arrive, je prends aujourd'hui la décision de venir écrire ici tous les jours. Recette ou pas recette, mais de venir laisser ma trace dans ces pages. Non mais!!!

Pour commencer je vais vous raconter ma trouvaille du jour. C'est le tartidou. De chez Casino. Ou Saint Moret ou autre fromage frais blanc légèrement salé voire fouetté, marque générique de n'importe quelle grande surface, cela fera l'affaire, c'est pour mélanger à autre chose. Cela dit, le tartidou fait des tartines extra... Je suis en train de faire quelques pâtes à tartiner avec Abba à fond dans les oreilles pour me donner du courage. Je me prends pour une dancing queen et le winner qui takes it all. C'est parfait! Thanks for the music mama mia!

Alors dans ma mousse de sardines je viens d'ajouter un peu de tartidou et c'est super. Ca ajoute de l'onctuosité sans ajouter de gras. C'est quand même meilleur que le yaourt à mon goût. Moins liquide aussi.
Et ce produit est magique car on peut l'employer aussi bien pour des pâtes salées que sucrées.
Bon je vous laisse, j'ai du beurre de cacahuètes à faire. Et aussi de la pâte de noisettes et d'amandes au chocolat aussi. Et je ne sais pas, peut-être que d'autres choses me passeront par la tête? Il fait doux, la maison est ouverte, les oiseaux se préparent à caguer sur le linge que je vais aller étendre, oui plaignerz-moi...

Pour ceux qui savent, la rougeole est presque terminée. Je vois le malade ce soir. Il va mieux.

Oserais-je dire que si la vaccination en masse de ses congénères (lobby des labo) il y a 20 ans ne l'avait pas empêché de l'attraper à un âge normal, il n'en serait pas là?... Mais je m'égare, on ne peut pas revenir en arrière...

Allez, je reviens demain, je l'ai promis à la morue qui m'a réveillée aux aurores pour me placer une mutuelle...

Quelqu'un a demandé une photo? Comment dire, pas vraiment le temps!! Je suis en vacances moi!

Posté par Clairotte34 à 10:16 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]




24 mars 2011

Où je vous révèle un vieux fantasme

barbapapa

Je suppose qu'ici vous vous attendez à tout...et à n'importe quoi.
Ca fait des années que j'en rêvais. Des années que je me disais qu'un jour, peut-être je réaliserais ce rêve. Et voilà, c'est arrivé. Et même ça a été immortalisé! Mais vous ne verrez que mon gros bras, pas le reste. Je tiens encore à mon anonymat!
Samedi, au Carnaval, j'ai réalisé un fantasme vieux d'au moins 40 ans. J'ai fait une barbe à papa. Plusieurs même. (Ca c'est ma façon à moi de ne pas l'écrire au pluriel, j'ai toujours du mal avec les noms composés).

(L'autre fantasme, c'est de la manger, la barbe à papa. Et même d'en manger plusieurs (toujours ce pluriel difficile) et je me suis rendu compte que j'en ai fait plusieurs, mais je n'en ai mangé qu'une. C'est vite écoeurant ce truc!!! )

Bref, c'était Carnaval chez moi, et j'étais un peu quand même dans l'organisation. Même que je savais que peut-être il y aurait une machine de barbe à papa. Avec quelqu'un pour la faire marcher. Mais même pas en rêve je m'étais dit qu'on me laisserait approcher!

Ce jour-là, c'est moi qui étais aux fourneaux. Deux fois par an je fais à manger pour tous les gens qui gravitent autour du Carnaval et de la fête du Noël des enfants, les organisateurs, les bénévoles, artistes et musiciens qui transforment une journée banale en jour de fête. Je leur fais un tajine. Pas original. Mais ils en redemandent. Ils le votent même en réunion. "On demande à Clairotte de nous refaire son tajine". Et moi, toute fière, je m'exécute. Un tajine pour 30, j'adore ça. Ils ont même eu droit à des gateaux maison samedi.

Et donc, après le repas, Maryse installe sa bassine et son sucre et je commence à lui tourner autour ...et à baver ... et tout de suite elle me colle le bâtonnet entre les mains, me donne deux trois conseils et roule ma poule, plonge dans le grand bain.
Le résultat, c'est une boule réussie et une vocation toute trouvée. C'est génial et magique ces nuages roses. Y avait un peu de vent, les petits cristaux de sucre brillaient et se collaient partout, j'ai adoré!!! et elle m'a félicitée. Paraît que c'est difficile et que tout le monde n'a pas le coup, le tour de poignet, le coup de main. Pas de réflexion scabreuse s'il vous plaît...

Comme quoi, tout arrive!!! Voici un de mes fantasmes réalisés. A quand le suivant??!!

Posté par Clairotte34 à 20:20 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
23 mars 2011

Où je vous reparle de pâtes à tartiner

...mais de pâtes sucrées cette fois-ci. Nous étions invités à une soirée crêpes vendredi dernier chez Pascale et j'avais prévu d'apporter des confitures à mettre dans les crêpes. Finalement, j'ai quand même apporté des confitures (la framboise maternelle qui déchire sa race) mais j'ai décidé de faire moi-même mon nutella, ma pâte de speculoos et mon beurre de cacahuètes, histoire de varier un peu les plaisirs.

Alors pour commencer, le nutella est devenu de l'amandella. Comme je fais des pralines en continu, j'ai en permanence des amandes dans le placard. J'ai utilisé mon robot tout neuf, celui qui chauffe, pour cette première pâte. Chocolat noir, amandes, sucre en petite quantité et un peu de lait pour l'onctuosité. Le sucre était roux car je n'avais plus rien d'autre. En morceaux aussi, mais rien ne résiste à cet appareil!
C'était bon, mais pas exceptionnel. La prochaine fois je mettrai davantage de lait, du gloria peut-être, concentré non sucré. Je n'aime pas trop le chocolat noir. Ma pâte manquait de douceur. Et le soir, les goûteurs ont apparemment partagé mon avis car il en est resté...

Mon beurre de cacahuète s'est révélé simplissime. Il n'a même pas nécessité l'emploi du thermomix. Mon petit Rowenta a suffi. Des bonnes cacahuètes déjà grillées sans peau et un peu de miel et c'est tout. Pour émulsionner le tout, les recettes me disaient d'y mettre de l'huile. Ca va pas la tête??? C'était déjà bien assez gras!!! J'ai ajouté de l'eau et basta. J'aurais d'ailleurs pu en mettre davantage, c'était un peu dur. Le cher Eric a commencé par dire que ce produit l'avait écoeuré aux USA. Il a goûté le mien et a aimé. OUF!!!

Quant à ma dernière pâte, elle a remporté tous les suffrages. J'ai simplement mixé des speculoos, des petits carrés, et, là aussi, les recette préconisaient de l'huile ou du beurre.... D'ailleurs, la pâte industrielle que j'ai dans mon placard est très grasse. J'ai fait comme à mon habitude, utilisé les moyens du bord, qui, comme souvent, se sont avérés redoutablement efficaces. J'avais du tartidou dans le frigo. C'est le Saint Moret de Casino. Tout léger et mousseux. A peine salé. Et ça a donné une pâte dont il n'est rien resté...

Pas de photos, ce n'était pas très photogénique. En soi. Parce que sur des crêpes avec un oeil d'artiste, ça aurait pu le faire. Oui mais non. C'est ça ou rien.

Je suis en congé la semaine prochaine. Mais mon programme est déjà très chargé!!!
Le printemps est bien installé.
Ma cop de cinoche est aux abonnés absents. Je n'ai pas le moindre film à vous raconter.

Alors à bientôt très certainement. Il était temps que je me réveille pour avoir un billet de mars...et que Baptistin ne vienne râler dans ces pages...

Bon vent!

Posté par Clairotte34 à 12:54 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
28 février 2011

Où je me fais remonter les bretelles...

aamoisi

...en douceur, d'accord, mais remontage de bretelles quand même. Eh oui! Ce midi voilà Baptistin qui me lance " C'est le désert sur un blog de ma connaissance. Certains lecteurs (te bile pas, y en a pas beaucoup !) doivent penser que tu es réellement morte empoisonnée par tes harengs puants..."

Si je veux lancer un message à  la mer ici au mois de février, il ne me reste qu'une paire d'heures devant moi. C'est pas beaucoup pour résumer un mois dans ma cuisine. Un mois de petits plats dans les grands, d'inventions, de récupérations, d'utilisations de restes encore potables, bref de cuisine à la clairotte quoi!


J'ai réussi quelques soupes. La plus simple, la meilleure. Ou presque. Deux ingrédients. Plus une pincée d'imagination. Du potimarron et des oignons. Et c'est tout. Un peu de curry vindaï et le tour est joué.


J'ai fourré des croissants premier prix avec du jambon et du fromage râpé, un peu de gruyère par-dessus, 10 minutes au four et voici des croissants au jambon bien meilleurs que ceux du boulanger. Parce que mon jambon est maigre, sans couenne ni gras.

acroissants


J'ai apprêté de la dinde coupée façon osso bucco avec des oignons, des carottes en rondelles et du chou blanc, le tout parsemé de piment d'Espelette, merci Pascale pour ton cadeau. On ne s'en lasse pas. Offrez-moi des épices plutôt que des fleurs, vous me ferez le plus grand plaisir!


amoisi_blanc


Et aussi, j'ai photographié du moisi. Du très vieux moisi. Ce qui me permet d'ailleurs de constater que le moisi ne devient pas nécessairement plus esthétique en prenant de l'âge. J'en avais retrouvé un sur le haut du frigo il y a déjà plusieurs semaines.

amoisi2

Ensuite, j'ai exhumé du thon moisi et j'ai enfin immortalisé les dernières tomates qui avaient fini par moisir et se racornir dans un saladier. Ce sont d'ailleurs elles, mes tomates (les miennes, de mon jardin,) cueillies vertes en octobre et laissées en faire à leur guise, qui ont le plus beau rendu selon moi. Je ne m'en lasse pas. Ce sont elles qui trônent en ouverture de ce billet.

J'ai quand même fini par laver les récipients, je commençais à en manquer. Ne me reste qu'à en cultiver d'autres. Je passe déjà pour une fêlée, alors, un peu plus, un peu moins... Audiard (oui, Michel) n'a-t-il pas dit qu'il aimait bien les fêlés parce qu'ils laissaient passer la lumière?... N'ayez crainte avec moi, la lumière passe bien!

aconfiture

J'ai aussi fait de la confiture ces derniers jours. Un collègue de travail a donné à mon cher et tendre quelques kilos de clementvillas et de pamplemousses. Des agrumes qui ont poussé près de Nîmes et qui n'ont vu que l'eau du ciel pour tout engrais, il aurait été bien dommage de n'en consommer que l'intérieur, non? Alors je suis allée acheter du sucre et j'ai sorti ma planche et mes couteaux japonais. Euh, ça c'était la première (petite) fournée. Pour la suite, j'ai embauché le chéri et je l'ai vivement encouragé. C'est moins fatigant. Et j'ai aussi affûté ma recette. Du moins ma façon de faire. La première fois, j'ai tout mis au sucre. Et bien sûr, la peau est restée dure. La deuxième fois, j'ai fait tremper à l'eau et fait cuire sans le sucre. Et c'est vrai que la peau est beaucoup plus tendre. Par contre, j'ai mis des pamplemousses et c'est très amer. Moi, on s'en souvient, j'aime la douceur. Oui, tu lis bien, toi qui as surveillé le nombre de sucre dans mon café à midi. Je n'aime pas le café, d'accord? Ca passe uniquement si c'est sucré!
Dès que j'ai cinq minutes, je recommence à faire de la confiture car il me reste encore de ces magnifiques fruits. Et j'ai pensé à vous, je les ai immortalisés.

Bon sinon, si vous voulez que je vous raconte ma vie, je sors d'un week-end magique. Une immersion totale dans une musique gaie, colorée et vivante. Un répétition bizarre d'un groupe hétéroclite où se sont cotoyés pendant 48h une quarantaine de musiciens venus d'horizons très divers. Des hautboïstes champêtres, une vingtaine, et des cuivres, des trombones et des tubas, un saxo énorme, des flûtes traversières grandes et petites, une clarinette aussi, et des percussions. Le tout dirigé par un gars doué qui a parfois réussi à faire de cette horde de phénomènes un ensemble harmonieux.
Ces musiciens par ailleurs ont une bonne descente et un bon coup de fourchette. Ils m'ont avalé deux kilos de chouchoux en deux jours. Et ils en redemandaient.

Ce week-end restera gravé dans ma mémoire. A midi, j'ai tenté d'expliquer à Pascale et Baptistin ce que j'avais ressenti. Et j'en ai conclu que vouloir faire passer ce genre d'émotion à des non musiciens cela ressemble, selon moi, à vouloir expliquer un orgasme à une personne frigide... Désolée si ma comparaison vous choque (eux ils ont rigolé, mais eux ils m'aiment bien!) mais je n'ai rien trouvé d'autre en essayant de raconter mon week-end... Le boeuf d'après le repas de dimanche est inoubliable, jouissif quoi!
J'ai longuement hésité avant de rejoindre ce groupe. Cette année, c'était le bon moment. Non, rien de rien, je ne regrette rien. Nol, je suis sûre que toi tu vas comprendre ce dont je parle. Lavender aussi bien sûr!
Les autres, je vous souhaite de vivre ce genre de moments suspendus si précieux au moins une fois dans votre vie. J'ai le souvenir (musical) de quelques uns de ces instants éphémères et magiques qui me mettent les larmes aux yeux rien qu'en les évoquant!

Et pour couronner le tout, je réalise demain un rêve vieux de 35 ans au bas mot!
A l'âge de 15 ans, j'ai vu fonctionner un vorwerk. Et je me suis dit que même en rêve je ne pourrais jamais posséder ce si bel appareil.
Et voilà, c'est chose faite. Il trône dans la cuisine, à côté de mon big Kenwood. Et demain je reçois du monde pour le voir fonctionner sous les doigts d'une pro. En plus on va se retrouver car des amies très chères en profitent pour me rendre une petite visite. Pour moi ou pour le thermomix? Je n'en sais trop rien. On joint l'utile à l'agréable. On va conjuguer les plaisirs...
Mais je n'aurais jamais cru prendre autant de plaisir à faire une béchamel dans cet appareil! C'est déjà pas bien compliqué une béchamel! Mais là-dedans, même le plus crétin des manchots peut y parvenir!

Bon ce post touche à sa fin. Une dernière petite illustration d'un bourguignon en préparation.
abourguignon

Enfin, celle du gâteau que je me suis payé en douce un jour en passant devant cette nouvelle pâtisserie de Clapiers. Pascale m'avait prévenue donc je n'ai pas défailli devant les prix affichés! Il est très beau je trouve. Un peu trop apprêté, sans doute, mais c'est normal dans un établissement de ce genre qui se veut tout sauf plouc!

agateaumarron
(Franchement, la feuille d'or sur le marron glacé, je trouve ça vraiment ridicule. Inutile et pompeux. En plus, avec toutes les couronnes qui composent ma dentition, j'ai eu peur du choc électrique. Je ne l'avais pas vu, l'or, avant d'acheter le gateau, mais je trouve ça vraiment trop nul...)

Cette jolie pâtisserie, à la limite de la confiserie, cumulait deux goûts que j'aime : marron et caramel au beurre salé. Mais il annonçait du croquant que je n'ai pas trouvé. Et la mousse à l'intérieur m'a paru trop... mousse justement! je ne suis pas fan de ces mousses parfumées et colorées que l'on retrouve partout. Bref, je me suis fait plaisir, je ne le regrette pas, mais je m'éclate tout autant avec un bon truc maison bien plouc et bien moche...
Ou bien avec le super crumble de Pascale, à la fois joli et bon, cuisiné rien que pour moi (ne me détrompe pas, ça me fait plaisir de le croire!) ce midi...

Et je terminerai par cette photo non truquée de mon thermomètre intérieur/extérieur prise il y a quelques jours où l'on se serait crus en été, ou du moins au printemps.

atemperature

Voilà, c'est tout, et ça la vraie dernière, c'est une petite tarte plate salée au jambon/gruyère et à la tomate séchée (oui je sais, je suis une obsessionnelle de la tomate séchée!), un régal si rapide à exécuter, 4 minutes montre en main, la vérité si je mens.

aquiche

Et c'est fini pour de bon. (Enfin, c'est pas trop tôt, je vous entends soupirer!!)

Je n'ai plus rien en magasin pour le moment. Je n'ose pas vous dire à bientôt, car je n'ai aucune idée de quand je reviendrai hanter ces lieux. D'autant que demain je tente de négocier avec le grand patron un arrangement de mes congés. Si ça se trouve, je n'aurai droit à rien, ou alors aux congés éternels? Qui sait? ...

 

OUF! y a eu un billet en février, j'ai eu chaud aux fesses!!

Posté par Clairotte34 à 21:24 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
31 janvier 2011

Où j'aurais pu mourir empoisonnée

...ou pour le moins asphyxiée...
...Je sens que ça ne va pas faire grimper mon audience déjà tristounette ce sujet-là... Je suis encore sous le choc...
Allez, je vous dis tout. Depuis plusieurs jours (croyais-je, en fait plusieurs semaines, voire mois ... ) gisait (oui, c'est le mot juste!) au fond du tiroir du frigo un sachet de harengs sous vide. Si j'avais su ce qui se tramait derrière cet emballage  somme toute anodin et innocent, je me serais méfiée, oh combien!!!
Fin de mois donc, on fait donc les fonds de frigo, et me voici décidée à voir ce qui se cache derrière ces poissons-là.
La date est dépassée, certainement, mais je ne suis pas femme à me laisser arrêter par ce genre de détail, vous me connaissez!!!
Un coup de ciseau bien placé, une odeur forte se dégage, mais c’est plutôt normal, ça ne sent pas la rose les harengs !
Je les attrape, même pas gluants, et les dépose dans mon cul de poule, ben oui, j’y peux rien ça aurait pu être un joli saladier, une jatte, mais non, c’était mon cul de poule. Et là, j’ai eu comme un doute : « Quand même, ça sent fort. Et pas très bon en plus… »
Alors ni une ni deux, n’écoutant que ma bonne conscience, ( en vrai, j’avoue, j’ai quand même réfléchi, mais faut dire qu’au moment de ma réflexion, l’odeur n’avait pas encore donné toute sa puissance, ça, c’est venu plus tard, et là, y avait plus de question à se poser, juste un sauve qui peut général … ) c’est parti dans la poubelle. Ma poubelle magique, qui s’ouvre quand je m’approche, toute seule, une poubelle intelligente quoi ! A peine une minute plus tard, c’est une odeur pestilentielle qui a envahi la cuisine. Une odeur de pourri, une odeur de merde, n’ayons pas peur des mots. J’ai attrapé le sac poubelle pourtant au ¾ vide et hop, à la benne, dehors. Mais c’est qu’elle était tenace cette odeur. J’ouvre la fenêtre, oubliant de tenir compte de la température extérieure, ne songeant à ce moment-là qu’à l’air frais rafraîchissant et surtout déodorant…
Qu’à cela ne tienne, ça n’a servi à rien. J’ai branché mon diffuseur d’huile essentielle, garni de thym, odeur forte s’il en est… Mais l’odeur de poisson pourri est rebelle. J’ai une pensée émue pour les voisins d’Ordralfabetix. C’est insoutenable… Je m’avise alors que ce sont mes doigts qui puent, car j’ai touché les bestioles, si peu et si rapidement, c’est vrai, mais touché quand même, et ça tient bien !
Je tente sans succès de me laver les mains longtemps, de me les passer à l’eau de Cologne. Rien n’y fait. D’ailleurs si vous avez un truc pour désodoriser les mimines qui puent je suis preneuse !
Pour tromper l’ennemi, pour noyer le poisson en quelque sorte (oui j’ai encore la force de faire de l’humour, faut dire que j’ai frôlé l’empoissonnement, que je suis au bord de l’asphyxie mais toujours l’œil vif et alerte, on l’aura noté !) j’ouvre un camembert fermier. Je m’en paye même un morceau, faut pas gâcher, mes doigts puent, je peux avoir une haleine de chacal, avec ce qui règne dans la maison, ça passera inaperçu… Mais l’odeur de camembert ne couvre pas celle du hareng.
J’en suis là actuellement, en situation de repli. C’est d’ailleurs grâce à cette odeur que je suis sur mon clavier, à parfumer les touches probablement, de façon définitive peut-être, dommage, j’ai un clavier tout neuf…
Je sens (ah ! ah ! ah ! quel humour !!) que c’est pas bon pour mon image tout ça. Hep, mes chéries qui me lisez, vous reviendrez quand même manger à la maison ? Je vous promets de ne vous cuisiner que des produits frais, pas du poisson pourri…

J’espère vous avoir fait un peu rigoler. Sachez que tout est vrai. Et que ma main droite est en passe d’être amputée pour éliminer tout risque de contagion… Je ne pourrai bientôt plus broder… Vous comprendrez aisément l’absence d’image de ce soir…
Dieu que ça pue !!!
Le cher et tendre est rentré du taf. Il n’a pas tourné de l’œil, c’est déjà ça. S’il savait ce que je voulais lui cuisiner ce soir…Il s’en fout, lui il préfère rigoler devant Ruquier…
Manque de bol, j’ai un rendez-vous ce soir. Chez des gens très bien, dans une maison probablement bien rangée et propre et tout et tout. Je sens que je vais faire tache avec cette odeur…

A bientôt !

Posté par Clairotte34 à 19:17 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
02 janvier 2011

Où je me dois de rétablir la vérité

Je suis bien obligée de me rendre à l'évidence des avis colorés de ceux qui m'entourent.
Même le chéri vient de me dire que les coussins de Lyon sont verts et voici même que le net s'y met. Tous se sont ligués contre moi...
Voici ce que je viens de trouver sur la toile, je vous le livre tout cru et je vais boire ma honte toute seule dans mon coin.
Ou alors, ferais-je mieux de prendre un rendez-vous urgent chez l'ophtalmo??

Cette friandise est un carré de pâte d’amande candie, vert pâle avec un filet vert foncé, fourré d’une ganache de chocolat parfumé au curaçao. Les Chocolats Voisin sont les créateurs de cette spécialité qui est devenue au fil du temps la première spécialité de confiserie française à base de ganache au chocolat.

L’histoire du « Coussin de Lyon » est née d’une lointaine tradition lyonnaise. En l’an 1643, une terrible épidémie ravageait la cité et pour la combattre les échevins lyonnais firent le voeu de se rendre en procession sur la colline de Fourvière où l’on allait déjà prier la Vierge, et de remettre un cierge de sept livres de cire et un écu d’or sur son coussin de soie. Chaque année depuis lors les Magistrats de Lyon renouvellent le voeu des échevins en se rendant à Fourvière tandis que retentissent les trois coups de canon annonçant que le voeu a été respecté. C’est ce coussin qui a inspiré la création en 1960 du « Coussin de Lyon » par certains « Soyeux » et Voisin, Maitre Chocolatier.

vous pouvez vous en convaincre en tapant coussin de Lyon chez Google, désolée je n'arrive pas à copier l'image ni à mettre de lien, je jure que ce n'est pas de la mauvaise volonté!

Parce que la tête sur le billot, je jurerais que j'ai mangé des confiseries bleues.

Qu'à cela ne tienne, ceux qui pensent (à tort, bien sûr) qu'elles sont vertes peuvent toujours m'en offrir...histoire d'essayer de me convaincre...
Y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas??

Posté par Clairotte34 à 19:59 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]