Welcome back les amis

bienvenue blog83

 Modèle de Marie Suarez, ou le patchwork comme thérapie (réussie!)

A quoi ça tient, parfois...

A rien, à pas grand chose.
Et l'envie revient, l'envie est là, irrépressible, les doigts démangent, vraiment, les fourmis grouillent et les mots sortent du clavier pour atterrir sur le blog, le blog oublié. Les mots ne m'ont jamais quittée, mais ils tombaient dans mon jardin privé. De nouveau l'envie revient, de les partager avec quelques amis toujours là, tapis derrière l'écran, prêts à les accueillir. C'est aussi l'occasion de vous dire merci à tous d'être là. Je vous le dis souvent au quotidien. Et aujourd'hui je vais vous raconter ma chorba, ma première vraie chorba.

J'aime la soupe, toutes les soupes. Les soupes qui réchauffent le corps et l'âme. Hier j'avais envie de chorba. La première fois que j'en ai mangé c'était chez la mère de mon amie Dalila, il y a plus de trente ans. Et depuis je cherche ce goût. Je l'ai approché mais jamais retrouvé. Mon amie N. s'est un jour blessée à la main au moment du Ramadan. Je l'ai donc aidée à préparer quelques repas. Et j'ai réalisé une super chorba sous sa haute direction. Ce qui a motivé cette soupe, outre l'envie de retrouver ce goût lointain, c'est la présence aussi inopinée qu'inespérée de coriandre dans le jardin. En trente ans, nous avons tenté de nombreuses expériences de jardinage la plupart du temps vouées à l'échec, et c'est rien de le dire. Je l'ai déjà conté dans ces pages. La culture de tomates qui nous reviennent très cher en eau et en travail pour un résultat plus que décevant. Un petit pot de coriandre planté au printemps a fourni quelques brins fragiles, vite utilisés en salade de tomates. La coriandre, persil chinois ou persil arabe, j'adore. C'est peut-être bien sa rareté et sa fragilité qui me font l'aimer. Si j'en suis envahie un jour, je la délaisserai probablement, va savoir, les profondeurs de mon inconscient sont insondables. J'ai constaté dernièrement qu'au milieu des mauvaises herbes et d'un liseron envahissant mon pied de coriandre se développait. Et que même il avait prospéré et fait des petits. Donc, je décide de faire une chorba.
Du sauté d'agneau bien maigre coupé en petits (vraiment tout petits) morceaux est allé se faire dorer dans la gamelle. Une jolie gamelle toute neuve, j'ai des réserves de ce genre d'ustensiles, prévus à l'origine pour y cuire des pralines et recyclés pour la cuisine familiale. Quelques oignons, coupés petit aussi, ont joyeusement rejoint la viande. Ensuite, les légumes sont un peu laissé au goût de chacun. En ce qui me concerne j'ai également utilisé : des carottes, des courgettes, une grosse branche de céleri (feuilles et tige, j'adore le céleri, celui-ci tout frais était bien jaune et le reste sera croqué en salade, j'en salive déjà) et des tomates fraîches (j'aurais bien mis une boîte, ainsi que du concentré pour la couleur mais je n'en avais plus).

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N. y met des févettes (un régal) ou des pretits pois, j'en manquais aussi. Il se trouve que la veille j'avais fait cuire un poulet fermier trop trop bon (selon Pierre) et que j'avais gardé la carcasse et les déchets pour en faire un bouillon.

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(c'est un peu dégueu cette image quand même, je vous l'accorde !! mais c'est vachement bon alors...)

J'ai donc mouillé ma soupe avec de l'eau mais également avec ce bouillon de poulet bien parfumé. Et ça a mijoté le temps nécessaire. Disons que je me brûle régulièrement car je goûte pour vérifier la cuisson. Et l'assaisonnement. Parce que oui, j'ai oublié d'en parler de l'assaisonnement mais cette soupe sans épices, ça ne vaut rien. D'abord on sale, c'est sûr. Ensuite, ça dépend un peu de ce qu'on a dans le placard. Du raz el hanout. Qui est un mélange a priori propre à chaque épicier m'a-t-on dit. Je veux bien le croire. Ce mélange contient du curcuma, du cumin, de la coriandre et des tas d'autres épices. Moi j'ai ajouté du gingembre, du curcuma et une poudre qui sentait bon dans ma boîte à épice sans nom ni étiquette. Quand ça me va je coupe le gaz.

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Nous nous retrouvons donc avec plusieurs litres de soupe odorante et parfumée. Pour la déguster, on y ajoute dans l'assiette ou le bol (surtout pas pendant la cuisson) un filet de citron frais et de la coriandre hachée grossièrement. Le chéri s'est resservi hier soir c'est vous dire si c'était bon. En même temps, y avait rien d'autre à manger ...
Allez, je m'occupe des photos et je vous sers un bol de soupe. A bientôt.

Edit : j'ai oublié les vermicelles ! Prélever la quantité voulue de chorba et la refaire cuire et bloubloutter 3 minutes avec une grosse pincée de cheveux d'ange par personne.
Personnellement je ne suis pas une grande fan de pâtes dans la soupe. Mais là, si je ne les mets pas, ma copine N va me tuer !

On en mange midi et soir depuis deux jours et on ne s'en lasse pas.

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photo faite à l'instant avec mon téléphone, pas terrible, mais c'est normal !