et aussi de flou dans les yeux
et aussi de tout plein d'autres choses...
Oh, allez! Je sais bien que le monde ne s'est pas arrêté de tourner parce que j'avais déserté ces pages! Mais il s'est passé beaucoup de choses depuis ces quelques mois de vacuité. Des hauts. Des bas. Des fous-rires et des larmes. Un peu trop de larmes à mon goût...
Tu te souviens Ciorane, à l'ouverture de ce blog tu trouvais bizarre qu'il soit classé dans la catégorie journal intime et pas blog de cuisine? Eh bien on en trouvera la justification aujourd'hui, mieux vaut tard que jamais. Aujourd'hui je déballe, je ne cause pas bouffe...
Juste je vais vous donner quelques nouvelles, pour celles et ceux (pardon Baptistin, celui) que cela intéresse encore de voir que oui! il y a bien un mini regain d'activité sur ce blog en perdition!!!
Ce qui me décide à reprendre la plume ou plutôt le clavier ce soir, c'est ce flou dans les yeux, pas dû aux larmes pour une fois (oui, je sais, j'ai beaucoup trop pleuré ces derniers temps) mais en y réfléchissant bien, ce flou j'ai commencé à le ressentir en sortant de chez le kiné. Chez qui j'ai bien failli m'endormir tant ses doigts agiles et doux m'ont transportée dans des contrées paradisiaques.
J'ai mal aux pieds depuis quelques semaines. Ca s'est déclenché après une promenade dans les Alpes. J'ai voulu faire la jeune avec mes copines et depuis je boîte. Oui, je sais, ce n'est pas très malin. Surtout que je n'ai même pas pu la terminer la balade. Elle m'ont déposée sur un tronc d'arbre au bord de la route et elles sont allées chercher la voiture. Elles n'avaient qu'une vague idée de l'endroit où j'étais. Ce jour-là j'avais oublié mon téléphone. Parce que j'en ai un maintenant. Un vrai qui accessoirement sert à passer et à recevoir des coups de fil mais qui fait plein d'autres trucs aussi. Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie. Puisque je suis là, c'est qu'elles ont bien fini par me récupérer! Donc après avoir eu trèèèès mal aux pieds, j'ai fini par me décider à aller voir le médecin. Qui m'a marqué des anti-inflammatoires. Et une radio. Et de la kiné. J'ai pris les médocs en pensant qu'au bout d'une semaine ce serait terminé. Que nenni. J'ai fini par passer la radio qui a révélé de l'arthrose, paraît que c'est pas un scoop à mon âge, que plein de gens en ont. Ben oui, mais jusqu'à présent, pas moi... du moins je l'ignorais... et j'ai rencontré un nouveau kiné. Qui a fait des merveilles de ses petites mimines dès le premier jour. Et ce soir, en sortant de chez lui (après une journée de boulot un peu hard (non je ne bosse pas dans le porno, calmez-vous!) j'ai failli m'endromir sur sa table) j'ai repris ma voiture et j'ai trouvé que j'y voyais flou. Tiens donc? J'ai réussi à rentrer à la maison, mais j'ai toujours du schmi dans la vision. Je vois comme à travers un filtre, ou une passoire. Donc j'en arrive à la conclusion que si on me tripote les pieds je deviens aveugle. Voilà. C'est tout ce que j'avais à vous diire pour aujourd'hui!
Et si je voulais rester ici encore un petit peu, je pourrais aussi vous parler du grand changement qui s'est opéré dans ma vie. Que j'ai instauré plutôt, si je ne m'étais pas bougé le fion, j'y serais encore. A me tuer au boulot pour des clopinettes à écrire pour le grand quotidien de ma région tout ce qui se passe dans ma commune et parfois aussi un peu ailleurs. Donc voilà, j'ai quitté le journal. Il m'a fallu quelques longues semaines de déprime avant de prendre cette décision qui m'a grandement soulagée. Je pourrais aussi vous raconter la grande bourde, que dis-je, la connerie majuscule que j'ai faite le jour où j'ai voulu annoncer ma décision à tout mon carnet d'adresses professionnelles. Trois cents personnes, pas moins, ont reçu un mail collectif de ma part. Un mail qui se voulait fédérateur et amical, qui leur disait que je quittais ma fonction mais que je les aimais bien quand même, que je laissais la place à quelqu'un de bien.... Mais je me suis gourrée. De document. Et je leur ai envoyé, à tous, à tous les 300 qui m'avaient donné un mal de chien pour parvenir à dresser un groupe de contacts (trois fois j'ai recommencé!) oui, je sais ma phrase ne tient pas debout mais ce n'est pas grave moi non plus, vous vous souvenez, j'ai mal aux pieds...donc ils ont tous reçu un mail qui ne leur était pas destiné où je les traitais de bouchés et de bornés. Oui. J'ai fait ça. Moi. Nulle parmi les nulles. J'ai défailli en m'en apercevant. J'ai cru mourrir même tant mon coeur a battu la chamade. Ma première bouffée de chaleur est apparue ce matin-là. J'ai voulu faire "rewind", mais ça n'a pas marché. C'était lancé, et bien lancé. Le mail qui tue vivait sa vie, parti dans la nature, voyageant vers des gens que pour la plupart j'aimais bien mais qui leur disait le contraire...
J'ai fait la morte. Et jai commencé à attendre les retours de mails. Les retours de bâton... J'ai tâché de réfléchir. J'ai bien respiré après avoir cru mourir de suffocation. Et j'ai rédigé un autre texte où je disais comme ça, l'air de pas y toucher, qu'il s'était glissé une erreur dans mon courrier précédent. Et que celui-ci était le bon. Mais, et est-ce bien le moment et le lieu pour vous rappeler que pour moi Dieu n'existe pas? il a bien prouvé son absence ce grand fantôme en ce fatidique lundi matin... Le mail réparateur je l'ai bidouillé, j'ai trafiqué son extension, ne me demandez pas pourquoi, probablement pour que tout le monde puisse l'ouvrir... et c'est le contraire qui s'est porduit. Le mail, le vrai, le bon, l'adieu gentil aux personnes qui avaient partagé mon quotidien de labeur pendant 7 années, eh bien il était illisible. Si. Puisque je vous le dis.
Alors, comment dire, je me suis faite discrète pendant les jours qui ont suivi. Mais il m'a bien fallu sortir de ma tannière.
La plupart des gens qui, je vous le rappelle vivent à maximum 1 km de chez moi, je vis et travaille dans une des plus petites communes du département (en supeficie) la plupart des gens donc m'ont répondu très gentiment. On t'aime, on va te regretter. On te souhaite d'être heureuse dans tes projets. Pour le moment, pas un seul n'a mal pris la quasi insulte reçue à domicile. Pas un. Du moins pour le moment personne ne m'en a parlé. Ou alors avec humour et ne se sentant pas concernés. Parce que dans mon immense connerie, j'avais in extremis découvert la copie cachée. Donc chacun a pu croire, ou voulu croire, qu'il n'était pas concerné par l'insulte. Que je regrette amèrement, si, si! je ne dis pas cela par peur qu'un des habitants concernés vienne s'égarer dans ces pages!!! je suis sincère. Je les aime bien. Tous. Sauf trois. Et c'est à cause d'eux que tout ceci est arrivé.
Alors voilà où j'en suis, avec mon mal aux pieds, ma subite cécité et le rouge au front...
A très vite, peut-être. Maintenant que je n'écris plus dans le journal, peut-être que je reviendrai écrire ici.
Edit Si vous lisez ces lignes, cela signifiera que j'ai retrouvé code et identifiants pour canalblog. Je suis une nullité en la matière. Incapable de me loguer quelque part.