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...'tain j'ai grave les boules...
J'avais écrit plus de la moitié d'un papier pour vous, pour ici, pour vous dire que oui, c'est vrai, on ne me voit plus beaucoup, mais bon, c'est ainsi, je suis surmenée, c'est la toubib de la médecine du travail qui l'a dit :" Vous êtes au bord du burn out, faites attention". C'est vrai ça elle a raison, sûrement. Je vais lever le pied. Un jour. Je vais bientôt démissionner pour être tranquille. Cela ne résoud en rien mon texte disparu. Pourquoi je ne l'ai pas enregistré? Je n'en sais rien. Je ne fais que ça, écrire, et je sauvegarde tout le temps. Là, j'ai eu un coup de sonnette et quand je suis revenue, je suis passée à autre chose et voilà, mon texte il se balade dans les limbes du net ou de mon pc, ou au fin fond de la corbeille, mais en attendant, j'avais des tas de trucs à vous dire et ils sont partis...
Je suis rentrée à midi affamée. Et comme j'étais absente tout le week-end (mais pas le chéri) ben le frigo est vide. Pas de restes susceptibles de me nourrir. Alors j'ai dégelé du jambon. J'en ai toujours des plaques sous plastoc au congélo, c'est bien pratique.
Attention, l'empêcheuse de tourner en rond (enfin d'écrire tranquillement) revient à la charge... deux secondes, je sauvegarde...
J'ai râpé une courgette bien ferme lavée pas épluchée, un peu d'huile d'olive et cela revient dans la poêle. J'y ajoute deux fromages de chèvre qui commencent à se faire forts, et là, je vous racontais l'histoire des frères de ces fromages qui ont disparu de la table de jardin pendant la nuit de Pâques, à Carpentras, sans doute sont-ils partis avec les cloches? En tous cas, on est toujours à la recherche d'une boîte odorante qui s'est mystérieusement volatilisée... bref en plus j'ai aussi ajouté un peu de gruyère râpé (70 g, c'est la seule mesure exacte, le reste c'est tout au pif) pendant que cela refroidissait un peu, j'ai battu trois oeufs avec de la farine. 100g? je n'en sais rien, à peu près... un voile de levure, de l'huile d'olive, un fond de brique de crème allégée, la valeur d'un verre de lait. J'ai mélangé les deux et l'idée fut de ne pas en faire un cake, mais de verser l'appareil dans un moule à tarte. En carton le moule, pour éviter la vaisselle et être sûre du démoulage, car c'est du carton sulfurisé. Ne me demandez pas où je les achète, c'est mon fournisseur habituel qui me les donne. Y en a de toutes les tailles. De toutes les formes. Merci Eric. Avant de passer au four, j'ai jeté  délicatement posé sur la pâte quelques olives noires dénoyautées. J'ai fait cuire au pif aussi et heureusement j'ai pensé à retirer ma tarte salée à temps. Elle est moelleuse, délicieusement parfumée. J'attends avec impatience la réaction de monsieur ce soir, lui qui n'aime pas les cakes salés. Ah oui! bien sûr, j'oubliais un ingrédient essentiel. Vous avez deviné? Ben oui, j'ai aussi mis de la tomate confite!!! on est obsédé ou on ne l'est pas, n'est-ce pas? Et je ne veux surtout pas faire mentir le chéri qui me dit que j'en colle partout...
J'ai goûté et j'ai fait des photos. Pas dans cet ordre. C'est vraiment très bon, je regrette juste de ne pas y avoir mis quelques feuilles de menthe, ça aurait été encore meilleur je pense.

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Et sinon, je voulais aussi vous raconter que j'ai encore passé un week-end musical, que j'ai eu droit à ma première sortie en public avec mon nouveau groupe et que c'était génial, quand les gens applaudissent, ben c'est émouvant quand même... et que pour l'Ascension, je serai en immersion totale pendant 4 jours, avec des répétitions, des spectacles, des repas partagés, des balètis, (de mon temps ça s'appelait bal folk) des ateliers danse, des répétitions en public, encore des repas partagés, bref, ça s'appelle Total Festum et ça va être génial.
Les repas partagés, pour moi, c'est facile, je suis fournisseuse officielle de pralines. Et de blanc moëlleux, oui, celui qui fait mal aux cheveux le lendemain.
J'avais encore pas envie d'aller au taf ce matin. Ce n'est plus comme ça que je vois ma vie. Je me verrais bien broder, et lire, et jouer. Je vais y réfléchir...
'tain, quand je pense à ce joli texte que je vous avais concocté avant de le perdre, chuis vraiment trop nulle. Allez, je vais chercher une photo de ma tarte/cake du jour... en essayant de ne pas l'égarer...

Edit du lendemain : Le fiston est passé par hasard et il a beaucoup aimé. Le chéri aussi. Je pense que je vais décliner cette recette ces jours-ci. Cela ne demande pas beaucoup d'imagination, et les variantes sont illimitées, ou presque. Il me reste encore plusieurs fromages de chèvre un peu forts. Fondus dans l'appareil, ils donnent tout leur potentiel. Et c'est bien!
La prochaine tarte/faux cake je l'imagine bien au Gorgonzola, fromage à qui je voue respect et gourmandise, mais que je n'arrive jamais à utiliser en cuisine car on le mange toujours trop vite...