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Un peu de répit dans ce monde de brutes et dans cette spirale infernale. Je me pose cinq minutes avec vous. Hier j'ai suivi un stage sur les épices, un cadeau pour mes 50 ans qui m'a laissé un goût d'inachevé c'est pourquoi je ne ferai pas de publicité pour le monsieur dispenseur de savoir. Savoir à mon avis limité et partial. Stage cher, promesses non tenues, et repas du soir à 25 euros largement en-dessous de mes attentes...
L'ambiance était bonne, les participants sympathiques, l'accueil plutôt cordial, le lieu magnifique, mais je n'ai pas suffisamment de sous pour profiter pleinement de ce genre de choses sans me dire que je me suis fait bananer et qu'il y a erreur sur la marchandise. Voilà, c'est dit. Je donnerai hors antenne les coordonnées du lieu à ceux qui m'en feront la demande!
Je vais prochainement suivre 5 ateliers chez les frères P*urcel au Jardin des Sens, (suite de mes cadeaux 50 ans, c'est pas mal le demi-siècle quand même!!) j'en attends davantage de professionnalisme, j'en parlerai peut-être ici.
Sinon, question bouffe, que vous dire? Je vais aller fouiller dans mes photos emmagasinées ces dernières semaines de silence et vous raconter une histoire de bouffe, qui sont parmi mes préférées.

Je viens de trouver trois photos qui me paraissent dignes d'intérêt, libre à vous d'aller voir ailleurs. D'abord mes jolies betteraves tricolores, crues comme je les aime, m'ont été offertes par Daniel, cadeau royal s'il en est, il m'en offre une ou deux fois l'an et je lui en sais gré. Ses betteraves ont un goût unique, un goût d'amitié, un goût de gratuit et un goût de betterave cru bio ce qui ne gâte rien. J'avoue que le goût pas bio des betteraves crues m'est inconnu... Le premier homme (je suis sûre que c'était un mec) qui a eu un jour l'idée de faire cuire les betteraves est un imbécile qui mériterait presque le rétablissement de la distribution d'huile de foie de morue. Mais non pas de la peine de mort, faut pas exagérer, merci Badinter. Je les épluche, je les râpe et je les assaisonne comme des carottes oranges normales, avec jus de citron (ou p*lc* quand j'ai la flemme, c'est à dire assez souvent) sel et huile d'olive et le tour est joué. Vous avez remarqué en plus comme elles sont jolies ces trois-là? Je n'ai pas dit que la photo était jolie, mais elles, ces trois grâces, sur la table en châtaignier? En plus ce jour-là j'ai eu la chance d'en avoir une blanche, une rose et une rouge. Le goût était semblable mais c'était joli.

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Sinon pendant mon absence d'ici, j'ai aussi fait de la gelée et de la pâte de coing. Mon fournisseur de coings est aussi Daniel, cet ami fidèle. La gelée est un peu bizarre, un peu laiteuse, car comme elle n'a pas pris du premier coup (j'étais un peu débordée quand les fruits sont arrivés et j'ai manqué de concentration...) j'ai pris le risque de lui adjoindre quelques grains d'agaragar. Mais je n'ai pas fait de photo.
La cuisson de la pâte a été plus réussie. Je me suis amusée malgré le manque de temps à verser, à la petite cuiller, c'était long!!!!, la pâte dans des empreintes en silicones, j'en ai eu 4 plaques, dont des mini mini babas qui étaient vraiment à croquer, et personne ne s'en est privé!
Il reste la pâte qui a été coulée dans un moule à cake, actuellement sèche et débitée en cubes nettement moins jolis, et qui ont par conséquent nettement moins de succès. Que faut-il d'autre pour me convaincre de soigner la présentation? Enfin??!!

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Je terminerai avec mes zézettes, ces petits biscuits de par ici au nom rigolo, sympas à fabriquer et bons à manger. La recette est simplissime, 500g de farine, un verre d'huile, un verre de sucre, un verre de vin rosé, si on veut, une pincée de sel, une autre de levure ou de bicarbonate et un parfum au choix, du genre plutôt vanille. En ce qui me concerne JAMAIS d'eau de fleur d'oranger je hais, ça pue et ça m'écoeure, mais vous faites ce que vous voulez. On peut réduire la quantité d'huile (pas celle de rosé svp). On fait des boudins, on embauche les enfants de la maison, on invite ceux des voisins, parce que tout seul ça devient très vite fastidieux, on trempe un côté du boudin (oui, je sais, comment trouve-t-on le côté d'un boudin? Ben on se débrouille et on fait marcher son imagination) dans du sucre cristallisé et on pose (côté sans sucre) sur une plaque anti-adhésive. On fait cuire à 180°, thermostat 6, quelques minutes à peine, et on surveille bien parce ça va très vite et qu'elles ne doivent pas être trop cuites. Ni trop blanches. C'est une question d'équilibre. J'en rate toujours au moins une fournée, mais j'ai trouvé un petit garçon qui aime bien les zézettes bronzées voire cramées...
Ensuite, on peut les mettre dans un joli sachet ou une jolie boîte et les offrir, et en garder un peu à la maison pour les petits creux du cher et tendre.

Je ne sais pas pourquoi je ne viens plus aussi souvent ici, pardonnez-moi... Je m'y sens pourtant bien...
Je vous laisse, j'ai sorti un bout de veau du congélo, je vais essayer de le mijoter à ma sauce pour ce midi.

Bon appétit à tous!